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23 juin 2011 4 23 /06 /juin /2011 08:00

                  In Memoriam 

  

  Obsèques des victimes françaises de Sétif 8 mai 1945

 

 

 

 

In memoriam Blog

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  Victimes indigènes de la répression coloniale à Sétif, Kherrata et Guelma en mai 1945

 

 

 

 

 

 

In memoriam Blog

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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    Pendant que, partout en France métropolitaine comme dans les Colonies d'Outre-mer, on fêtait dans l'allégresse la victoire sur les nazis et la paix retrouvée, ce 8 mai 1945 à Sétif,en Algérie,se déroulait un drame horrible ; ce funeste événement fut suivi "d'épouvantables massacres" dans cette région, comme l'a reconnu le 27 avril 2008  Bernard Bajolet, l'ambassadeur de France en Algérie, lors de sa visite à Guelma.  

  Après avoir prononcé  à l'Université du 8 mai 1945 un discours, qui a fait date, l'ambassadeur de France  s'est rendu sur les lieux des sanglants événements du 8 mai 1945. Il a aussi déposé une gerbe au monument de la Carrière en souvenir des victimes musulmanes ainsi qu’au cimetière chrétien.

 


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Carte Algérie en mai 1945 - publiée sur L'Histoire n° 318 - 03/2007

   Les soldats des troupes africaines de l'Armée française, qui venaient de se battre victorieusement au service de la France, étaient démobilisés à Toulon pendant la première semaine du mois de mai 1945. Nombreux étaient originaires de Sétif et des environs : ils attendaient leur retour au pays, dans la joie de retrouver leurs familles, leurs maisons, leurs douars... Hélas pour beaucoup d'entre eux, ce fut la mort de leurs parents, enfants, amis... la destruction de leurs lieux de vie, la désolation qu'ils découvrirent à leur arrivée chez eux... Stupéfaction, douleur et larmes où quelques années plus tard (1954), prendra source la Guerre d'Indépendance d'Algérie "pudiquement" nommée par la France "les événements d'Algérie"... 


 

 

 

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    encre-penne ~k2888168Aux Français et Algériens, témoins de ces crimes affreux qui ont signé le divorce entre les communautés vivant en Algérie, aux historiens, de s'exprimer maintenant sur cette page d'Histoire commune à l'Algérie et à la France.

 

 

 

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      Les premiers témoignages officialisés sont ceux que recueillera l'Administration coloniale de la part des habitants européens de Sétif, des colons de la région et des militaires. Ils constitueront jusqu'en 2005 la vérité officielle pour l'État Français...

 

  Blason de Sétif   En 1948 est publié un livre,  écrit par Eugène Vallet, qui fera longtemps référence  :

  Un drame algérien

la vérité sur les émeutes de Mai 1945


  Livre d Eugène Vallet : Un drame algérien - la vérité sur les émeutes de 1945

 

   A cette époque, Eugène Vallet était Président du Conseil général de Constantine.

  Son livre reprend l’étude (d.5) qu’il avait adressée au Général Juin après le drame en 1945  : cette étude figure  à la rubrique  1 H 1728 des Archives  (2e BUREAU DE L’ÉTAT-MAJOR INTERARMÉES, page 139). 

C'est la  première et seule analyse détaillée des événements qui ensanglantèrent Sétif et sa région.

  Son récit, celui d’un notable français d’Algérie, haut fonctionnaire de l’Administration coloniale, donne une vision unilatérale de ce drame, version partisane qui ne fait aucune place aux témoins indigènes.  

 

   Sa dédicace reflète la mentalité européenne de l’époque :  

                            En hommage ému au souvenir de ceux 

                           qui sont morts pour donner à la France le

                           plus bel empire qui soit...

                           E. V.

 

    Eugène Vallet n’est pas un témoin direct, mais son livre présente un grand intérêt de par la fonction de son auteur dans l'Administration. La préface "Pro Memoria" analyse sa vision de la situation la colonie française d'Algérie et des graves évènements qui l'ont endeuillée...

 

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   Voici, publiée page 16, la note officielle communiquée à la Presse par l’Administration le 18 mai 1945, dix jours après l’émeute de Sétif qui aurait duré environ deux heures, faisant 22 tués et 48 blessés parmi la population européenne :  


« Le 8 mai, un cortège de musulmans devait partir de la Mosquée de la gare, vers 9 h. 15, pour se rendre au monument aux morts. L'autorisation avait été accordée, sous réserve expresse que la manifestation n'aurait pas un caractère politique, et que le défilé s'effectuerait sans pancartes ou banderoles. Cette promesse ne fut pas tenue. Des panneaux portant des inscriptions telles que : Libérez Messali ! Nous voulons être vos égaux ! furent exhibés.

Les manifestants, au nombre de 8 à 10.000, déferlèrent dans la rue Clemenceau et se heurtèrent à la police, à hauteur de l'Hôtel de France. Aussitôt des coups de feu claquèrent et les passants furent agressés et abattus à coups de pistolets, de couteaux et de bâtons.

 « La police et la gendarmerie réagirent vigoureusement, aidées par la troupe alertée, dont l'arrivée sur les lieux fut presque immédiate.

« Les manifestants, repoussés, continuèrent toutefois à attaquer les Français isolés dans les différents quartiers de la ville, et notamment au marché, où des émeutiers, qui obéissaient sans doute à un mot d'ordre, assassinaient tous les passants qu'ils rencontraient. »

« Vers onze heures, l'ordre fut rétabli et la force publique commença les opérations de nettoyage, effectuant les perquisitions et les arrestations qui s'imposaient.

« Nombre des victimes : 22 tués, dont M. Deluca, président de la Délégation spéciale de Sétif ; Vaillant, ex président du Tribunal civil, Raynal, maréchal des logis de gendarmerie, 48 blessés. »

« A l'appui de cette note, précise dans sa sobriété, nous pouvons donner les renseignements suivants qu'a bien voulu nous faire parvenir un vieux Sétifien, dont l'esprit pondéré et le témoignage ne sauraient être mis en doute… »

 

 

 

 

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   Suit le récit (p. 17 à 22) très détaillé, selon la relation de l'habitant français de Sétif cité dans la note officielle ci-dessus. 

   L’accent est mis sur l’entière responsabilité des manifestants dans le déclenchement de l’émeute et sur leur sauvagerie... Mais que peut-on attendre d'une foule qui, manifestant au début dans le calme, voit l'un de ses jeunes scouts tué par le tir d'un policier ? D'autres coups de fusil claquent... C'est la confusion, la colère, et bientôt l'émeute et l'irréparable. Selon les Autorités coloniales, ce soulèvement n’aurait pas été accidentel, mais planifié…    

   Il n’est nulle part question de Chaâl Bouzid, le jeune scout première victime de cette tragédie, ni des victimes indigènes des vigoureuses réactions des policiers, gendarmes et militaires et de leurs  "opérations de nettoyage".

 

     Eugène Vallet  rend compte des évènements survenus à Sétif et sa région durant le mois de mai 1945 ; puis il fait part de ses réflexions sur ce drame qui selon lui "projette un jet de lumière sur l'esprit collectif qui anime la masse indigène dans la plupart de nos régions algériennes."  qui " n'a pu se maintenir dans les cœurs, s'affermir, se généraliser que parce que nous sommes restés indifférents à la politique sournoise, à la propagande nocive que l'on peut dénoncer, avec raison sans aucun doute, comme venant de très loin, mais dont les fourriers ont été, dans la plupart des cas et la plupart des régions, ceux que nous avons élevés par l'instruction, ou la faveur, à des situations sociales qu'ils n'auraient pu atteindre sans nous.", qu'il illustre par un exemple dont il ne donne aucune référence : "Un jeune homme va au marché…"

... Qui est ce jeune homme ? À quel endroit ? À quelle date ? (Cf. p. 152-153).

 

  Toutes les victimes européennes sont nommées, leurs assassinats décrits, les victimes indigènes ne sont pas citées. Il est cependant fait mention de jugements d'émeutiers, dans les mois qui suivent, par le Tribunal militaire de Constantine : en général la peine de mort est prononcée (Cf. p. 23-27)…

 

Carte postale Algérie - Les Gorges de Kerrata - Route de Sétif à Bougie   L’auteur décrit les « nettoyages »  de Kerrata  (Cf. page 99) ; cette ville est située dans une région très accidentée et, écrit-il sans autre précision : " On liquide les dernières résistances des rebelles dans les gorges. " (Cf. p. 104)


     Il confirme l’arrestation de personnalités  algériennes ainsi que la  présence de milices civiles aux côtés de l’armée, entre autres à Djidjelli :  Région de Sétif - Miliciens en mai 1945

  "La réaction a été ce qu'elle devait être, énergique et calme à la fois. Le 10 mai, les Français de Djidjelli étaient munis de fusils Gras et de cartouches. Le 11, une milice civile fonctionnait en ville. Elle montait la garde, avec les Sénégalais. Le conseiller général Benkhellaf était arrêté, en même temps que ses collègues a,l'assemblée départementale : Le Dr Saadane, de Biskra, et Ferhat Abbas, de Sétif. Ces trois personnalités étaient considérées comme les chefs du P.P.A. organisateur de l'agitation ." (Cf. p. 133 à 137)

 

 

      249px-Coat of arms Algeria (1830-1962).svg Dans les derniers chapitres, et les Annexes (p. 277), Eugène Vallet  livre ses convictions sur la situation et l'avenir de la colonie : Cf. p. 234 à 274 (Tout est calme - Les leçons du passé - En matière de conclusion - Vers l'irréparable - Octobre 1947).

 

   Premières Armoiries de l'Algérie indépendante 19 mars 1962  L'avenir, tel que l'envisageait Eugène Vallet, était scellé : l'avenir appartiendrait, dès lors, aux Algériens qui combattraient pour l'Indépendance de leur pays...

 

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  Généraux Henry Martin et Raymond Duval et la population - Algérie en mai 1945   En mai 1945, le général Henry Martin (1888-1984), commandant du 19ème corps d'armée est chargé de la coordination des forces en Afrique du Nord et donc de la répression menée sur le terrain par les troupes du général Duval (1894-1955). Son rapport est versé aux Archives, ainsi que celui du général de gendarmerie Paul Tubert (1886-1971). Ce dernier est nommé, à la tête de la Commission d'enquête sur les événements du Constantinois, par le gouverneur Général Chataigneau. On peut lire sur le site d’Henri Pouillot ( qui est H. Pouillot ?) comment s’est déroulée la mission de  Paul Tubert très vite écourtée...

   Sur le bilan de ces heures tragiques Cf. les Notes de l’article "8 mai 1945 – Commémorations"

 

    Rapport sur le Constantinois mai 1945 photo 2185-copie-1En 1971 le colonel Adolphe Goutard, historien militaire, fait un récit circonstancié de ces événements  dans le N° 196 de Historia magazine  d’octobre 1971. Son "rapport" a été repris en 2010 sur plusieurs sites Pieds-noirs qui en donnent l’intégralité :  mdame.unblog, Drak,  Echodupays, etc.


SETIF-MAI-1945 2185583-XL Colonel Adolphe Goutard

    On retiendra  sa conclusion dans laquelle il cite le général Henry Martin :

"Dans sa lettre du 16 mai 1945 au général Henry Martin il écrivait : 

« L’intervention immédiate a brisé la révolte, mais il n’est pas possible que le maintien de la souveraineté française soit basé exclusivement sur la force. Un climat d’entente doit être établi. »

 

Et dans une lettre que sa famille a bien voulu me communiquer, il déclarait aux hautes autorités de Paris : « Je vous ai donné la paix pour dix ans. Mais il ne faut pas se leurrer. Tout doit changer en Algérie. Il faut faire des réformes sérieuses. »

 

Mais, l’orage passé, Paris s’endormira et rien de sérieux ne sera fait pour satisfaire les légitimes aspirations des musulmans.

Et cette paix, ainsi promise durera presque dix ans – exactement neuf ans et demi - jusqu’à la Toussaint de 1954… marquée par les premiers attentats, prélude à l’insurrection.


 Colonel Adolphe GOUTARD "


 

 

Blason de GuelmaJean-Pierre Peyroulou, Membre de l’équipe de Paris du CEMAf (Centre d'étude des mondes africains), Docteur en histoire (EHESS, École des hautes études en sciences sociales)  a exposé lors d’un colloque organisé par la Ligue des droits de l’Homme, le 7 mai 2005 à Paris,  les conclusions de ses recherches sur les massacres du 8 mai 1945 à Guelma: on peut les lire  ICI.  Il met en évidence le rôle actif du sous-préfet de Guelma André Achiary et des milices, de tristes mémoires.

Du même auteur lire : "La milice, le commissaire et le témoin : le récit de la répression de mai 1945 à Guelma " sur le site   IHTP (Institut du temps présent) du CNRS.


 

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    Cet article est la suite de :


               "8 mai 1945  - Commémorations"

 

        D'autres témoignages et réactions dans le prochain article...

 Témoignages de survivants algériens, d'un journaliste américain présent à Sétif, et d'un diplomate britannique en poste en Algérie à cette époque.... Des réactions qui se prolongent de nos jours encore, tant demeure vive la mémoire de ces événements sanglants dont la blessure n'est pas refermée....

 

"Sétif 8 mai 1945 - Témoignages (suite) "

 

 

 

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commentaires

Clin d'oeil 01/07/2011 12:58


Un magnifique travail de mémoire.

Tout y est. MERCI. Marie


L17 01/07/2011 14:49



Un grand merci à vous, Marie !


 Au sujet de la mémoire, Gao Xingpian, prix Nobel de littérature en 2000, a fait cette   réflexion que je trouve juste :


                              "Le patrimoine
contemporain dont on a besoin, ce sont les mémoires                                   variées, individuelles
et plurielles."


La dernière série de témoignages est en cours de rédaction.... 


 Cordialement  - Marceline



GBR 29/06/2011 10:40


Excusez moi, je me suis trompé, j'ai posté mon comment sur l'article précédent.Je réalise trop tard. Autant pour moi !

Merci à vous pour toutes ces infos. j'espère que vous publirez les témoignages des Algériens habitants Setif en 1945.

Cordialement


L17 01/07/2011 14:22



N'ayez pas de souci : c'est le même  thème....


Merci pour votre intérêt. Un dernier article faisant suite est prévu.


Cordialement



Un passant 26/06/2011 20:29


Merci pour toutes ces infos sur le drame de Sétif en 1945.
Tout cela est lointain et peu connus des Français. C'est terrible. A bientôt le troisième promis.
Bien à vous


L17 28/06/2011 22:35



Oui, La troisème série de témoignages est en cours de rédaction : les survivants algériens racontent, des témoins étrangers et les historiens algériens et français après l-ouverture des Archives.
cette dernière publication risque de tarder quelque peu en raison de l'actualité des révolutions "arabes" (Libye et Syrie) que certains pays tentent  de circonvenir via l'OTAN...


Merci de votre intérêt et à bientôt.


Bien à vous - MV.



Brahim 24/06/2011 23:58


Chère amie

Quel travail colossale vous faites avec beaucoup d'intégrité intellectuelle, je ne sais comment vous remercier d'avoir consacré tant d'efforts pour apporter l'heure juste sur les évènements
dramatiques de Sétif, de Guelma De Kerrata, que la France officielle tente de camoufler à son propre peuple, je suis certain que vous avez consacré beaucoup de temps à toutes ces recherches
historiques, par souci de rétablir des faits historiques occultés par le régime français qui a transformés les actes de barbarie en "actes de civilisation" ces gens du régime français qui osent
encore demander aux algériens d'oublier ces crimes commis contre eux, avec une arrogance indescriptible,Chirac, Jospin, Sarkozy, dernièrement Jupé, Rafarin, Lelouche, Chevènement, demandent avec
insistance aux algériens de "ne plus regarder dans le rétroviseur" tout en insistant que la France ne se repentira pas, ils osent nous donner des leçons et nous insulter en disant qu'il faut
oublier et aller vers l'avenir, comment peut-on tourner une page aussi horrible de l'histoire coloniale que le peuple algérien a subie atrocement et allez vers l'avenir? alors que ces mêmes
politiciens ne cessent de demander au peuple français de ne jamais oublier la Shoah? une shoah qui a duré 5 ans, une Shoah commis par les troupes nazies, alors que le peuple algérien a subi la
barbarie coloniale pendant 132 ans, comment que des politiciens qui représentent le peuple français qui s'indigne face à tant de barbaries qui se passent dans le Monde que ça soit en Palestine, en
Irak ou ailleurs, osent faire la queue en Algérie pour réclamer d'avantage de contrats tout en exigeant au peuple algérien d'oublier le passé, qui signifie les horreurs qu'ils ont subies? J'espère
une chose chère amie que beaucoup de français découvriront la vérité et forceront leur gouvernement de se repentir. Certains algériens disent qu'il ne faut pas demander de repentance au régime
français, que l'essentiel c'est qu'on a obtenu notre indépendance, moi je dis que l'Algérie n'est pas encore indépendance parce que la France coloniale à laissé derrière elle des harkis de la
promotions Lacostes (les généraux algériens) et des mercenaires marocains venus d'Oujda par la violence pour prendre le pouvoir en Algérie avec l'aide de la France, la preuve en est que le premier
président d'Algérie, qui n'a jamais été élu, était un marocain Benbella, et celui qui nous a été imposé depuis l'indépendance en 1962 alors qu'il était ministre des affaires étrangères, et depuis
1999 à ce jour c'est un autre marocain Bouteflika qui est président d'Algérie? ce sont ces gens qui sont au service de néocolonialisme qui ne demanderont jamais à la France de se repentir. Mais je
pense que si le peuple chasse ce pouvoir destructeur de traitres et de mercenaires, et que notre Algérie sera gouvernée par ses vrais enfants, le régime français respectera plus l'Algérie et se
repentira pour ses crimes contre l'humanité en Algérie. Sachez chère amie que le peuple algérien a toujours fait la distinction entre le peuple français qu'il respecte et le régime français qu'il
sait menteur, néocolonial rapace envers ses anciennes colonies. Je m'excuse si j'éprouve des émotions, sur un sujet sensible comme celui ci, des émotions qui se reflètent sur mes écritures, mais
c'est plus fort que moi chère amie.

Votre ami Brahim


L17 27/06/2011 22:01



Cher Brahim


Je comprends vos indignations et votre amertume devant les tentatives de négation des gouvernements qui se sont succédé en France depuis l'Indépendance de l'Algérie, pour occulter et minimiser
ces drames qui en mai 1945 ont meurtris les Algériens du Constantinois dans des proportions sans commune mesure avec ceux vécus par les colons français : la répression a été atroce ; depuis
l'ouverture des Archives les historiens algériens et français rétablissent la vérité.


La vérité rend libre.


 Assumer ses responsabilités et reconnaître tout ce qui s'est passé est la chose honorable que le Gouvernement français devrait mais il ne faut rien attendre de Sarkozy !


 L'essentiel que le plus grand nombre de Français prennent conscience qu'on leur à menti depuis leur enfance sur la fameuse "mission civilisatrice" de la France, et de l'Occident, dans les
colonies. Ceci afin d'avoir de bonnes relations avec l'Algérie et les autres pays pour œuvrer ensemble pour le bien commun en se respectant mutuellement.


 Ces articles m'ont demandé beaucoup de recherches passionnantes, douloureuses aussi. Le troisième article sur les témoignages de survivants algériens, du Consul anglais et d'un journaliste
américain, est en chantier...


 Si celles et ceux qui me lisent, se posent des questions, je serais contente...


Votre amie Marceline



JACQUELINE/Mina 24/06/2011 20:07


La France a caché tant de vérités!! Les armoires s'entrouvrent et laissent apparaitre des cadavres...Nous allons approcher des 50 ans de l'indépendance algèrienne et il serait temps que l'on
reconnaisse nos erreurs! Alors qu'avec l'Allemagne au bout de quelques années nous avions fait la paix...entre les deux rives de la méditerranées il y encore tant d'aspects à éclaircir!! Mais comme
toujours ce sont les peuples qui font la différence...
Je t'embrasse


L17 24/06/2011 20:37



Bonsoir Jacqueline


 Ta visite me fait grand plaisir car tu est née là-bas aussi et je te remercie pour ton commentaire.


 Oui, on nous a caché tant de vérités : c'est le propre de tous les gouvernements, il doit être difficile de gouverner en temps de guerre et de garer "les mains propres".


 Il me semble que la moindre des choses, 66 ans plus tard, est de reconnaître et d'assumer faits tels qu'ils se ont passés : la vérité rend libres, libres de bâtir ensemble un avenir commun
après avoir guéri les blessures de part et d'autre.


Bonne soirée


Je t'embrasse



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   Pétition France Palestine AFPS

 

* Non à la criminalisation du boycott d'Israël !

 

    Pour la défense des Palestiniens,

l'AFPS Association

France Palestine Solidarité

a mis en ligne

mardi 18 septembre 2012


Une pétition réclamant l’abrogation

de la circulaire de février 2010

(signée Mme Alliot-Marie)

qui assimile les actions de boycott

des produits israéliens


 « à de la provocation,

 

à la discrimination

 

ou à la haine raciale. »


En application de cette circulaire,

les contrevenants encourent.

  des poursuites judiciaires.

 

 

 

  Pour plus d’informations et pour Signer :

Un Clic sur la vignette AFPS

 

  Logo-France-Palestine Solidarité Capture

 

 

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