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31 décembre 2017 7 31 /12 /décembre /2017 19:33

 

 

 

 

 

 

 

    Depuis le 29 novembre 1947, sept décennies se sont écoulées
drainant malheurs, destructions, spoliations, nettoyages ethniques en
Palestine Occupée par Israël, qui se comporte en phagotrophe1
envers les Palestiniens, premiers autochtones2 de ce pays.
   Au fil des ans, au fil des jours, les persécutions n’ont fait que s’amplifier et renforcer la détermination, le courage et la révolte du Peuple palestinien.
   Les territoires, qui leur avaient été attribués en 1947, se sont rétrécis comme «peau de chagrin» au profit des colons israéliens. Les exactions des colons et de la Puissance occupante envers la population palestinienne sont quotidiennes. On ne compte plus les personnes emprisonnées dont des enfants, les victimes, les maisons détruites, les oliviers brûlés et les champs dévastés par l’Armée
sioniste.

   Le 6 décembre3 2017, bafouant sans vergogne le Droit International une fois de plus, Washington déclare unilatéralement Jéruralem capitale de l'État
d'Israël... À la grande satisfaction de Tel Aviv ! Cette décision inqualifiable a
jeté la consternation dans le monde :

   128 pays l'ont récusée lors de l'Assemblée Générale de l'ONU, après que les USA aient opposé leur Veto à la Résolution du Conseil de Sécurité condamnant leur initiative intempestive.

   Dans toute la Palestine Occupée, ce diktat a engendré l'indignation, la colère, la volonté intacte de continuer le combat contre les colons pour libérer leur pays
... Washington a réussi, semble-t-il, à fédérer le Monde Arabe - sauf l'Arabie Saoudite et les Pays du Golfe - autour des Palestiniens pour la défense de leurs droits.

   Ce samedi4 31 décembre, dernier jour de l’année 2017, le Site Assawra nous apprend dans l’article, reproduit ci-dessous, comment la soldatesque israélienne procède habituellement aux arrestations des gens du pays, à priori suspects.

 

 

 

 Notes

 

1 - «phagotrophe» signifie "qui se nourrit de proies vivantes".
le synonyme de ce mot est «prédateur»

2 -  Les découvertes archéologiques et les historiens sérieux de l'Antiquité permettent d’affirmer que la Bible n’est pas un livre d’Histoire Antique ; en particulier les récits du Pentateuque ne sont pas des récits historiques. Les arguments des sionistes prétendant qu'ils sont dans cette région depuis 4000 ans
(Cf. Abraham!) et qu'ils y ont toujours vécu, ces arguments sont fallacieux.
Depuis la nuit des temps, cette terre nommée Palestine par les Romains, (qui l'occupent de -63 à 324)
était habitée par plusieurs peuples divers avant que les Hébreux ne s'y installent.
En 70 les légions romaine de Titus détruisent le Temple de Jérusalem et chassent les habitants.
En l'an 135 de notre ère, la révolte menée par Shimon bar Kokhba est écrasée dans le sang par les Romains : Jérusalem est rasée ; elle sera reconstruite par l'empereur Hadrien et prend le nom de Ælia Capitolina, son accès est interdit aux Juifs sous peine de mort...
C'est le signal du départ quasi définitif de cette région pour les Juifs puisque leur exil durera plus de 1800 ans ! En effet, ils ne pourront se réimplanter en Palestine que peu à peu, poussés par l'idéologie sioniste à la fin du XIXe siècle.
La chute de l'Empire Ottoman et son démembrement à la fin de la Première Guerre mondiale ont permis aux Occidentaux de «mettre la main» sur le Moyen Orient dont, entre autres pays, la Palestine et la Syrie que se sont partagées la France et la Grande-Bretagne.

Ceci n'est qu'un raccourci historique que vous pourrez vérifier et compléter en consultant, entre autres,les trois dossiers proposés ici :
- Histoire de la Palestine
- La Palestine dans l’Histoire
- Historique Proche-Orient
- Lecture instructive : « Comment le peuple juif fut inventé » de Shlomo Sand

3 - ... Cette déclaration est, sans nul doute, un cadeau de fin d'année pour le régime sioniste.
La presse française « mainstream » relate cet événement : LIRE l'article du Figaro proposé ici,
en CLIQUANT sur le lien rouge correspondant.

4 - … Un samedi ! Les soldats juifs n’observeraient-ils plus le sabbat ???

 

 

 

 

 

 

Avec le soleil qui se lève...






Une nouvelle journée commence à Al Mniyeh près de Bethléem,
la dernière de 2017

Cliquez pour agrandir

 

A l'aube de ce dimanche 31 décembre, dernier jour de l'année, une patrouille de la force d'occupation a investi le village d'Al Mniyeh à l'est de Bethléem et a
procédé à l’arrestation des citoyens Moustapha Mahmoud Abou Hussein (36 ans) et de Muhammad Khalil Abou Hussein (17ans)
Scène banale dans ce village, haut lieu de la résistance populaire.
Ici, depuis fort longtemps... avant même les accords d'Oslo, l'arrestation
administrative est une coutume.
Ils vous arrêtent sans aucune justification ni acte d'accusation.
Ils investissent votre maison au lever du jour en fracassant la porte d'entrée,
démolissent tout ce qui s'y trouve, vous tirent du lit, vous trainent dehors sans vous laisser le temps de vous habiller, vous menottent les mains et les pieds, vous bandent les yeux... avant que vous ne puissiez apercevoir les premières lueurs du soleil qui pointe à l'horizon, de derrière l'oliveraie que Moustapha et
Muhammad connaissent si bien.
Une nouvelle journée commence à Al Mniyeh près de Bethléem, la dernière
de 2017.
Demain, c'est 2018.

Al Faraby
Dimanche, 31 décembre 2017


Pétition  "Libérez A'hed Tamimi"

 

 

SOURCE : Al Faraby, site ASSAWRA

 

 

 

 

 

 

   Ahed Tamimi a été une nouvelle fois arrêtée le 19 décembre 2017.
On peut lire les dernières nouvelles de cette jolie jeune fille, à l'énergie et au courage
indomptables, qui lutte avec sa famille contre l'occupation israélienne ICI

   On peut se demander :
«Pourquoi Israël a-t-il tellement peur d’Ahed Tamimi, 16 ans ?» :
Cet article de Arrêt sur Info donne quelques éclairages intéressants.

* CLIQUER sur Investig'Action pour agrandir la photo d'Ahed Tamimi.

 

 

 Barre fin article

 

 

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22 avril 2015 3 22 /04 /avril /2015 21:50

 

 

Le Président syrien Bachar Al-Assad a accordé, pour la première fois, une interview à France 2, une télévision française. Au cours de cet entretien avec David Pujadas, le Chef de l’Etat syrien s’est exprimé, clairement en toute liberté, sur la guerre par procuration imposée à son pays par l'Etranger depuis quatre ans, en dénonçant les responsables du chaos...

 

 

 

 

La présence du Président syrien au 20 heures du Journal Télévisé de France 2 a créé la surprise et quelques remous dans le Landernau politico-médiatique français.
Les mêmes réactions scandalisées, pleines d’hypocrisie et de hargne, qui ont cours en Occident depuis que les gouvernements Sarkosy-Hollande et la presse hexagonale gratifient Bachar al Assad de tous les noms les plus insultants possibles, ont ressurgi à cette occasion.
L’agitation, l’effervescence « mainstream » s’est bien vite calmée pour ne pas donner plus d’importance et de publicité à la parole de vérité du Président syrien.
Merci à David Pujadas d’avoir osé ouvrir les antennes de France 2 au Président Bachar al Assad, à une heure de grande écoute en France.

 

 

 

 

 


Guerre de Syrie 2011 à nos jours
Un milicien terroriste éxécute froidement des soldats de l'Armée arabe syrienne

 

 

 

 

La photo ci-dessus évoque de manière terrifiante la tragédie que vit, au quotidien, l’ensemble du Peuple syrien, depuis quatre longues et douloureuses années : massacres, pillages, destructions de leurs maisons, de leurs villes et villages, de leurs écoles, de leurs champs, attentats et enlèvements…
A cela s’ajoute la propagande éhontée des Gouvernements étrangers, relayés par leurs médias, qui ont instauré le chaos en Syrie et y ont introduit les milices armées (ASL) et les terroristes mercenaires - jihadistes, Al-Nostra, Al-Qaëda… et Ei ou Daech : la liste n’est pas close, hélas ! - Ces prédateurs emploient des méthodes de déstabilisation bien « rodées » qui ont fait leurs preuves ces dernières années dans divers pays :
cf. «Comment déstabiliser les pays convoités et y semer le chaos, selon Marco Tugayé »

 

 

 


20 avril 2015 - Le Président syrien Bachar al-Assad accorde un entretien
à David Pujadas, journaliste de France2

 

Entretien de Bachar el-Assad avec France2
par Bachar el-Assad

Réseau Voltaire International | Damas (Syrie) | 21 avril 2015

Voici l’entretien intégral. France2 a choisi d’en diffuser 14 minutes sur 24 lors de son Journal de 20h. La rédaction l’a précédé d’un reportage relatant la version officielle française des événements, très éloignée de la réalité, mais elle n’a pas cherché à manipuler les propos du président el-Assad et s’est contentée de sélectionner les thèmes abordés sans les modifier. Ainsi a-t-elle écarté ses critiques sur la place actuelle de la France dans le monde ou sa mise au point sur la coopération militaire syro-iranienne.

La direction de France2 nous a demandé de retirer les vidéos que nous avions mises en ligne sur cette page
 

 

Texte de l’entretien intégral
 

David Pujadas : Bonsoir Monsieur le président. Je voudrais commencer cette interview sans détour. Pour une grande partie de la France, vous êtes en large partie responsable du chaos qui règne en Syrie à cause de la brutalité de la répression qui a été menée ici depuis 4 ans. Pour vous quelle est votre part de responsabilité ?
Bachar el-Assad : Dès les premières semaines du conflit, les terroristes se sont infiltrés dans la situation en Syrie avec l’appui d’États occidentaux et régionaux. Ils ont commencé à attaquer les civils et à détruire des propriétés publiques et privées. Tout ceci est sur internet, et ce sont eux qui ont mis ces vidéos en ligne, pas nous. Notre rôle en tant que gouvernement est de défendre notre société et nos citoyens. Si ce que vous venez de dire était vrai, comment un gouvernement ou un président qui a agi de façon brutale envers sa population, tué ses concitoyens et affronté les pays et les forces politiques les plus puissants au monde bénéficiant des pétrodollars des pays du Golfe, comment un tel président peut-il bien résister pendant quatre ans ? Est-il possible d’avoir le soutien de son peuple quand on est brutal avec lui ?

David Pujadas : Au départ, il y avait des dizaines de milliers de personnes dans les rues, est-ce qu’ils étaient tous djihadistes ?
Bachar el-Assad : Non, bien sûr que non. Mais l’autre question que l’on doit poser est la suivante : Si le premier policier a été tué au sixième jour du conflit, comment a-t-il été tué ? Par les manifestations pacifiques ? ou par les haut-parleurs des manifestants ? Il a été tué par des terroristes. Quelqu’un a pris une arme à feu et a tiré sur ce policier. Peu importe qu’il soit djihadiste ou pas. C’est un terroriste car il a tué un policier.

David Pujadas : Peut-être il y a eu des djihadistes ou des terroristes, mais nos reporters, à l’époque, étaient sur place et ils ont rencontré beaucoup de gens qui leurs disaient :”Nous voulons plus de liberté et plus de démocratie”. Ce n’était pas des terroristes ou des djihadistes.
Bachar el-Assad : Toute personne a assurément le droit de réclamer la liberté, et tout gouvernement doit appuyer la liberté, conformément à la constitution. Mais la liberté signifie-t-elle qu’on tue les civils et les policiers ? Qu’on détruise les écoles et les hôpitaux, l’électricité… les infrastructures ? Tout cela n’appartient pas au gouvernement, mais au Peuple syrien. Ce n’est pas au gouvernement, ce n’est pas à moi. C’est une propriété publique. C’est ça ce que vous entendez par liberté ?

David Pujadas : Vous savez que beaucoup de journalistes et d’analystes disent que vous avez favorisé l’émergence de l’organisation État islamique parce que c’est une opportunité pour vous d’apparaître comme un bouclier, comme un rempart.
Bachar el-Assad : Mais l’ÉI a été créé en Irak en 2006 sous la supervision des États-uniens. Je ne suis pas en Irak. Je n’y ai jamais été. Je ne contrôlais pas l’Irak. Ce sont les États-uniens qui contrôlaient l’Irak. L’ÉI est venu d’Irak en Syrie, car le chaos est contagieux. (Quand le chaos est à votre porte), vous devez vous attendre à ce qu’il entre chez vous.

David Pujadas : Mais ce n’était pas l’OÉI au départ…
Bachar el-Assad : Laissez-moi continuer. Lorsqu’il y a le chaos dans un pays, il devient un terrain fertile pour y faire venir les terroristes. Ainsi, lorsqu’il y a eu le chaos en Syrie, l’ÉI est venu en Syrie. Avant l’ÉI, il y avait le front Al-Nosra, qui fait partie d’Al-Qaïda. Et auparavant, il y avait les Frères musulmans. Ils constituent tous le socle sur lequel s’est appuyé l’ÉI pour faire son apparition.

David Pujadas : Alors, vous n’assumez aucune responsabilité pour ce qui s’est passé ces dernières années ?
Bachar el-Assad : Normalement les choses ne sont pas absolues. Il n’est pas précis de dire qu’on n’assume pas une responsabilité, car chacun a une part de responsabilité. Nous autres en Syrie, nous avons nos problèmes. Le gouvernement est responsable. Chacun d’entre nous est responsable. Tout citoyen syrien est responsable. Mais là je parle de ce qui a amené l’ÉI en Syrie. Le chaos. Et votre gouvernement, ou si vous préférez qu’on le désigne par le terme “régime” comme ils le font pour nous, le régime français est responsable car il a soutenu ces djihadistes en les considérant comme une opposition modérée.

David Pujadas : La France soutient la coalition nationale syrienne. Sont-ils des terroristes ?
Bachar el-Assad : Ceux qui à l’heure actuelle reçoivent le soutien et possèdent des armes occidentales appartiennent à l’ÉI. Ils ont été armés et équipés par votre État et par d’autres pays occidentaux. Votre ministre de la Défense l’a déclaré publiquement au début de l’année en affirmant avoir envoyé des armes. Par conséquent, ceux que vous qualifiez de modérés ont diffusé en 2012, avant que l’ÉI n’apparaisse et que l’Occident ne reconnaisse l’existence même du Front Al-Nosra, une branche d’Al-Qaida, ils ont diffusé des vidéos dans lesquels ils dévoraient le cœur d’un soldat syrien, mutilaient les corps d’autres victimes, et en décapitaient d’autres. Ce sont eux qui ont diffusé ces images, pas nous. Comment pouvez-vous ignorer cette réalité, puisque ce sont eux qui diffusent de telles images et vous disent que telle est la réalité ?

David Pujadas : Parlons du présent. Il apparaît que l’armée syrienne continue à utiliser des armes aveugles qui ont des effets dévastateurs pour les civils pour la population, notamment les barils explosifs. Pourquoi poursuivez-vous cette stratégie ?
Bachar el-Assad : Nous n’avons jamais entendu parler au sein de notre armée d’armes aveugles. D’ailleurs aucune armée au monde, y compris la nôtre, n’accepterait d’utiliser des armes qui ne peuvent pas cibler avec précision, car elles n’auraient aucun intérêt, elles seraient inutiles d’un point de vue miliaire. Par ailleurs, lorsque vous parlez de tueries aveugles qui ne font aucune discrimination entre civils et combattants, il ne s’agit pas d’armes mais de la manière dont vous faites usage de ces armes. La preuve, ce sont les drones utilisés par les États-uniens au Pakistan et en Afghanistan, qui tuent des civils beaucoup plus que des terroristes. Ce sont les armes les plus précises au monde. Ce n’est donc pas un problème de type de bombes. Nous avons des bombes conventionnelles et des armements classiques réguliers.

David Pujadas : Vous n’utilisez pas les barils explosifs ?
Bachar el-Assad : C’est quoi les barils explosifs ? Pouvez-vous me dire ce que c’est ?
David Pujadas : Il y a plusieurs documents, plusieurs extraits de vidéos et des photos comme celles-ci où on peut voir un baril explosif largué d’un hélicoptère. C’est à Alep et Hama, il y a quelques mois, il y a un an. Seule l’armée syrienne possède des hélicoptères, quelle est votre réponse ?
Bachar el-Assad : Ce n’est pas une preuve. Ce sont deux images de deux choses différentes. Personne ne peut les relier l’une à l’autre.
David Pujadas : Alep et Hama
Bachar el-Assad : Alep et Hama Non, non. Cette image que vous montrez, qu’est ce que c’est ? Je n’ai jamais vu une chose ce genre de chose dans notre armée. Je ne parle pas des hélicoptères. Je parle de ces deux photos. Qu’est-ce qui vous permet de les associer l’une à l’autre ?

David Pujadas : Est-ce que vous dites que se sont des photos ou des documents falsifiées ?
Bachar el-Assad : Non, il faut que ce soit vérifié. Mais dans notre armée, nous n’utilisons que des bombes conventionnelles qui nécessitent de viser. Nous n’avons aucun armement qui puisse être utilisé aveuglément. C’est tout.

David Pujadas : Mais se sont bien des hélicoptères, et seule l’armée syrienne en possède.
Bachar el-Assad : Oui, bien sûr. Je n’ai pas dit que nous n’avons pas d’hélicoptères, ni que nous ne les utilisons pas. Je parle des armes avec lesquelles nous visons les terroristes. À quoi bon tuer aveuglément ? Pourquoi tuer les civils ? La guerre en Syrie consiste à gagner le cœur des gens, et non à les tuer. Si vous tuer les gens, vous ne pouvez pas rester au gouvernement ou rester président. C’est impossible.

David Pujadas : Qu’en est-il des armes chimiques ? Il y a deux ans vous vous êtes engagé à ne plus utiliser d’armes chimiques. Avez-vous utilisé du gaz du Chlore durant la bataille d’Irbil le mois dernier ?
Bachar el-Assad : Non, c’est un autre faux récit donné par des gouvernements occidentaux. Pourquoi ? Parce que nous possédons deux usines de chlore. L’une a été fermée il y a plusieurs années et n’est plus donc opérationnelle, l’autre se trouve au Nord de la Syrie, et c’est l’usine la plus importante. Elle se situe sur la frontière avec la Turquie et se trouve sous le contrôle des terroristes depuis deux ans. Nous avons envoyé à l’ONU des documents officiels à ce sujet. Ils voulaient venir, et nous ont adressé une réponse officielle disant qu’il leur était impossible d’arriver jusqu’à cette usine. Par conséquent, le chlore en Syrie et sous le contrôle des groupes armés. Par ailleurs, ce ne sont pas des armes de destruction massive. Les armes conventionnelles que nous possédons sont beaucoup plus efficaces que le chlore. Nous n’avons donc pas besoin de l’utiliser de toute manière.

David Pujadas : Mais il y a eu des investigations et je pense que vous avez lu les rapports de Human Rights Watch concernant Idlib le mois dernier. Il y a eu trois attaques dans lesquelles on pouvait distinguer l’odeur du chlore, ainsi que des symptômes semblables à ceux de l’utilisation des gaz toxiques. Cela est cité dans le rapport. Ces attaques ont eu lieu dans des zones sous contrôle de l’opposition armée. Est-ce que Human Rights Watch ment ?
Bachar el-Assad : Nous n’avons pas utilisé le chlore, et nous n’en avons pas besoin. Nous avons nos armements classiques, et nous pouvons atteindre nos objectifs sans y avoir recours. Nous n’en avons pas besoin. Il n’y a aucune preuve

David Pujadas : Il y a des témoins de l’attaque et des témoignages de médecins
Bachar el-Assad : Non, non. En réponse à toutes les allégations concernant l’usage, dans le passé ou le présent, d’armes chimiques, c’est nous qui demandions toujours aux institutions internationales d’envoyer des délégations pour enquêter. C’était nous qui avons formulé cette demande et pas le camp adverse. Il y a deux ans, nos soldats ont été exposés au gaz sarin. Nous avons invité l’Onu à mener une enquête. Comment aurait-on pu le faire si c’était nous qui utilisons ce gaz ? Ce n’est pas vrai.

David Pujadas : Seriez- vous prêt à les inviter à nouveau à venir, concernant Idlib ?
Bachar el-Assad : Nous l’avons déjà fait. Nous le faisons toujours. Nous n’avons aucun problème à cet égard.

David Pujadas : Aujourd’hui il y a une coalition internationale avec à sa tête les États-Unis qui mène des bombardements aériens contre l’OÉI. Est-ce que pour vous c’est un problème, ou est-ce que c’est une aide ?
Bachar el-Assad : Ni l’un ni l’autre. Il n’y a bien entendu aucun problème à attaquer les terroristes. Mais si la coalition n’est pas sérieuse, cela ne nous aide pas.

David Pujadas : Pourquoi, elle n’est pas sérieuse ?
Bachar el-Assad : Si vous comparez le nombre de frappes aériennes effectuées par les forces de la Coalition composée de 60 États à celles que nous avons effectuées, nous petit État, vous constaterez que nous bombardons parfois 10 fois plus que la Coalition en l’espace d’une journée. Est-ce sérieux ? Ça leur a pris quatre mois pour libérer ce que leurs médias appellent la ville de Kobani, sur les frontières turques, malgré la présence de combattants syriens sur le terrain. Ils ne sont donc pas sérieux jusqu’à présent. Une autre preuve, c’est que l’ÉI s’est élargie en Syrie, en Irak, en Libye et dans la région en générale. Comment pouvez donc dire que la coalition a été efficace ? Ils ne sont pas sérieux, c’est la raison pour laquelle ils n’aident personne dans cette région.

David Pujadas : La Coalition a effectué des milliers de frappes aériennes depuis le début de l’intervention. Mais la France fait des frappes uniquement en Irak. Voudriez-vous que la France rejoigne la Coalition pour frapper en Syrie ?
Bachar el-Assad : J’ai dit qu’ils ne sont pas sérieux de toute manière. On ne peut pas former une coalition contre le terrorisme et soutenir en même temps les terroristes. Ça nous est donc égal qu’ils frappent en Syrie, en Irak ou dans les deux à la fois, tant qu’ils continuent à soutenir ces mêmes terroristes en même temps. Ils envoient des armes à ces mêmes terroristes sous prétexte de soutenir l’opposition modérée. Au moment même où Obama a qualifié cette opposition d’illusoire. À qui donc vont ces armes réellement ? Aux terroristes. C’est contradictoire. C’est voué à l’échec.

David Pujadas : Vous avez un ennemi commun avec la France, l’OÉI. Est-ce que depuis les attentats du mois de janvier à Paris il y a des contacts entre vos services de renseignement et les services de renseignement français ?
Bachar el-Assad : Il y a des contacts, mais il n’y pas de… coopération.

David Pujadas : Que voulez-vous dire par contacts ?
Bachar el-Assad : Nous avons rencontré certains responsables de vos services de Renseignement, mais il n’y a point de coopération.

David Pujadas : Il n’y a pas d’échange d’informations ?
Bachar el-Assad : Non. Rien du tout.

David Pujadas : Alors, vous vous êtes réunis ?
Bachar el-Assad : Ce sont eux qui sont venus en Syrie, et pas nous qui sommes allés en France. Ils sont venus peut-être pour un échange d’informations. Mais lorsque vous souhaitez établir ce genre de coopération, ça doit être dans les deux sens : Nous les aidons, et ils nous aident en retour. Mais d’après vos politiques et celle du gouvernement français, il faudrait les aider alors qu’ils soutiennent les terroristes et tuent nos citoyens. Ça ne marche pas comme ça.

David Pujadas : Est-ce la France qui a demandé ces contacts avec vos services de Renseignement ?
Bachar el-Assad : Oui, nous les avons rencontrés. Il y a eu une réunion avec eux.

David Pujadas : Est–ce que c’était suite à une demande de la France ?
Bachar el-Assad : Oui. Nous, nous n’avons rien à demander aux services de Renseignement français. Nous disposons de tous les renseignements sur les terroristes.

David Pujadas : Il y a des centaines de Français qui sont venus se battre aux côtés du groupe État islamique. Est-ce que vous avez arrêté des Français ? Et est-ce qu’il y a des Français du groupe de l’État islamique qui sont détenus aujourd’hui dans vos prisons ?
Bachar el-Assad : Non, nous n’en avons aucun dans les prisons. Nous n’avons que des informations. La plupart de ces djihadistes viennent ici pour combattre, mourir et aller au paradis. Telle est leur idéologie. Ils ne sont donc pas prêts à aller dans les prisons, quelles qu’elles soient.

David Pujadas : Alors, il n’y en a aucun dans les prisons.
Bachar el-Assad : Non, nous n’en avons aucun dans nos prisons.

David Pujadas : Il y a aujourd’hui des gens en France et parmi eux des hommes politiques, des parlementaires notamment, vous en avez reçu quelques-uns ici… Ils disent qu’il faut renouer le dialogue avec vous. Quelle initiative seriez-vous prêt à prendre pour convaincre l’autre partie de la France et des français, que vous pouvez être un partenaire ?
Bachar el-Assad : Avec eux ?
David Pujadas : Avec la France ?
Bachar el-Assad : Ils doivent d’abord me convaincre qu’ils ne soutiennent pas les terroristes, et qu’ils ne sont pas impliqués dans l’effusion de sang en Syrie. Ce sont eux qui se sont trompés à l’égard de la Syrie. Nous n’avons tué aucun Français ni aucun Européen. Nous n’avons pas aidé les terroristes dans votre pays. Nous n’avons pas aidé ceux qui ont attaqué Charlie Hebdo. C’est vous qui avez aidé les terroristes. Par conséquent, votre pays, les responsables occidentaux doivent nous convaincre qu’ils ne soutiennent pas les terroristes. Mais nous sommes prêts à tout dialogue, prenant en considération le fait que ceci sera dans l’intérêt des citoyens syriens.

David Pujadas : Alors, actuellement vous n’êtes pas intéressé au dialogue avec les France ?
Bachar el-Assad : Non, nous sommes toujours intéressés au dialogue avec quiconque. Mais comment peut-on établir un dialogue avec un régime qui soutient le terrorisme dans notre pays. Et pour quelle raison ? Telle est la question. Lorsqu’ils changeront de politique, nous serons prêts pour le dialogue. Sans ça, le dialogue n’aura aucun but. Il n’y a pas de dialogue pour le dialogue. L’objectif est d’aboutir à certains résultats. Pour moi, le résultat serait que le gouvernement français cesse son appui aux terroristes dans mon pays.

David Pujadas : Alors, vous n’avez pas de message à adresser à Hollande en vue d’un dialogue ?
Bachar el-Assad : Je crois que le principal message qui doit lui être adressé doit l’être par le Peuple français. Les sondages en France montrent bien le message que Hollande devrait écouter davantage. À savoir, qu’il est le président le plus impopulaire depuis les années cinquante. Il devrait s’occuper de ses citoyens et les protéger des terroristes qui viennent en France. En ce qui me concerne, en tant que président qui souffre en Syrie avec ses citoyens de ce terrorisme, je pense que le message le plus important est que ce que vous avez vécu en France n’est que la partie émergée de l’iceberg. Quand on parle de terrorisme, sachez qu’il y a toute une montagne sous la mer. Soyez conscients que cette montagne s’en prendra à votre société.

David Pujadas : Le secrétaire d’État américain a dit que peut être il y aura un dialogue avec le président Bachar el-Assad, avant de revenir sur cette position. Vous aviez dit ce ne sont que des mots, et moi je voudrais entamer le dialoguer, vous y êtes donc prêt ?
Bachar el-Assad : Bien sûr que nous sommes prêts. J’ai dit que nous sommes disposés à mener un dialogue avec tout pays dans le monde, y compris avec les grandes puissances… y compris avec la France. Mais j’ai dit que le dialogue doit s’appuyer sur une politique précise. Les fers de lance contre la Syrie ont été : un, la France, deux, le Royaume-Uni. Ce n’était pas les États-Unis cette fois au soutien des terroristes en Syrie. Obama a reconnu que l’opposition modérée en Syrie est une illusion.

David Pujadas : Il a dit que c’est illusoire de croire que nous pouvons les armer et qu’ils peuvent gagner la guerre, mais il n’a pas dit qu’il n’y a pas d’opposition modérée ?
Bachar el-Assad : Exactement. Que veut-il dire par “nous pouvons leur fournir des armes, et ils pourront gagner la guerre” ? Qu’est-ce que ça veut dire ? Que signifie ce fantasme ? Ils ont dit qu’ils allaient armer l’opposition modérée. Pouvez-vous me dire ce que c’est que cette opposition modérée ? Où est-elle ? Nous, nous ne la voyons pas. Nous vivons en Syrie et vous, vous vivez en France. Moi je vis ici et je ne vois pas cette opposition modérée pour la combattre, si nous devons la combattre. Elle n’existe pas.

David Pujadas : Vous dites qu’il y a un grand nombre de pays étrangers impliqués dans le conflit en Syrie. Mais est-ce que vous auriez pu, sans le soutien de l’Iran et de Hezbollah, combattre le terrorisme en ce moment ? C’est-à-dire vous avez condamné les pays étrangers impliqués dans le conflit en Syrie, qu’en est-il du soutien iranien et de celui de Hezbollah ?
Bachar el-Assad : Il y a une grande différence entre l’intervention et l’invitation. Tout pays, tout gouvernement dans le monde, tout État a le droit d’inviter n’importe quel pays ou n’importe quel parti ou organisation à l’aider dans n’importe quel domaine. Mais nul pays n’a le droit d’intervenir sans y être invité. Nous avons invité Hezbollah, mais pas les Iraniens. Ils n’y a pas de troupes iraniennes en Syrie, et ils n’ont envoyé aucune force.

David Pujadas : Il n’y a pas d’Iraniens qui combattent à vos cotés ?
Bachar el-Assad : Non, non. Ils ne combattent pas. Nous avons avec l’Iran des relations régulières, et ce depuis plus de trente ans. Des commandants et des officiers vont et viennent entre les deux pays conformément à la coopération existant entre nous depuis bien longtemps. C’est différent que de participer aux combats. Ils ne combattent pas. En tant que gouvernement, nous avons droit à ce genre de collaboration. En revanche, la France et d’autre pays n’ont pas le droit de soutenir qui que ce soit dans notre pays. C’est une violation du droit international, de notre souveraineté et des valeurs dont ils se vantent, ou dont certains prétendent être fiers depuis des décennies, voire peut-être depuis des siècles ; et parmi lesquelles celle de la démocratie. Est-ce de la démocratie que d’envoyer des armes aux terroristes et de les appuyer ? Ai-je le droit de soutenir les terroristes qui ont attaqué Charlie Hebdo par exemple ?

David Pujadas : Vous savez ce que le Premier ministre français a dit, récemment, de vous ? Il a dit que vous êtes “un boucher” que répondriez-vous ?
Bachar el-Assad : Tout d’abord, je vais être franc avec vous. Personne ne prend plus aux sérieux les déclarations des responsables français. Pour une simple raison : c’est que la France est devenue en quelque sorte un satellite de la politique états-unienne dans la région. Elle n’est pas indépendante, et n’a aucun poids. Elle n’a plus aucune crédibilité. Par ailleurs, En tant que responsable, je m’occupe toujours de l’opinion du peuple et des citoyens syriens. Ce n’est pas la France ou un autre pays qui a fait de moi ce que je suis. Je suis là par la volonté des citoyens syriens, et c’est ça ce qui m’importe.

David Pujadas : Est-ce que vous pensez qu’un jour, réellement, vous gagnerez cette guerre et que tout redeviendra comme avant en Syrie ?
Bachar el-Assad : Non. Rien ne sera plus comme avant. Revenir au point de départ signifie que nous n’évoluons pas, et que nous n’avons pas tiré les bonnes leçons du conflit. Plusieurs leçons se dégagent de ce conflit. Nous devons les assimiler et faire en sorte que les choses s’améliorent, et non qu’elles reviennent comme avant. Il y a là une grande différence.

David Pujadas : Avec Bachar el-Assad à la tête du pays ?
Bachar el-Assad : Peu m’importe. Ce qui m’intéresse c’est ce que souhaite le peuple syrien. S’ils veulent Bachar el-Assad, il restera. S’ils ne veulent pas de lui, il quittera sur le champ. Je veux dire comment sera-t-il en mesure de gouverner sans l’appui de son peuple ? Il ne le pourra pas.

David Pujadas : Comment saviez-vous que vous jouissez d’un soutien populaire ?
Bachar el-Assad : D’abord, si je ne jouissais pas du soutien, le Peuple n’aurait pas soutenu l’Armée et on n’aurait pas pu résister pendant quatre ans. Comment pouvez-vous résister sans l’appui du Peuple ?

David Pujadas : Peut être, ils ont peur
Bachar el-Assad : Il y a 23 millions de Syriens. Comment peuvent-ils avoir peur d’une seule personne, ou d’un seul service de Renseignement, ou d’un seul gouvernement ? Ce n’est pas réaliste, et c’est insensé.

David Pujadas : Croyez-vous que la Syrie est une démocratie ? Croyez-vous vraiment que les gens peuvent dire ce qu’ils veulent ?
Bachar el-Assad : Non. Nous étions sur la voie de la démocratie. C’est un long processus. Il n’y a pas un point que vous atteignez et vous dites “c’est ça la démocratie”. Si vous voulez nous comparer à l’Occident, à la France et à d’autres pays, je dirai “non”. Vous êtes certainement bien plus avancés que nous en raison de votre histoire et de plusieurs circonstances et facteurs. Mais si vous voulez nous comparer à votre ami le plus proche, l’Arabie saoudite, je dirai bien sûre que nous avons la démocratie. Ça dépend donc avec qui vous me comparez.

David Pujadas : Si vous aviez la certitude que votre départ signifierait la paix en Syrie, partiriez-vous ?
Bachar el-Assad : Sans hésitation. Si c’est le cas, je le ferai sans hésitation. Je quitterai le pouvoir. Si je suis la cause du conflit dans mon pays, je ne dois pas être là où je suis. C’est évident.

David Pujadas : Je voudrais vous montrer une autre photo. C’est Gilles Jacquier. Un journaliste dans notre chaîne France 2. Il a été tué en Syrie il y a 3 ans. Vous aviez promis de faire une enquête pour savoir qui l’a tué. Que pourriez-vous nous dire concernant cette investigation ?
Bachar el-Assad : Indépendamment des accusations qui nous ont été adressées à l’époque de l’avoir tué, il était dans un quartier résidentiel sous contrôle du gouvernement. Il a été tué par un obus mortier et non par balle. Il est évident que le gouvernement ne se serait pas bombardé, ni n’aurait bombardé les quartiers de ses propres partisans. Il est donc très clair, et tout le monde le sait, plusieurs médias français l’ont reconnu : il a été tué par un obus mortier tiré par ce que vous appelez l’opposition, alors qu’il s’agit en fait de terroristes. Il a sans aucun doute été tué par eux. Mais votre question était sur l’enquête ?

David Pujadas : Est-ce que seriez prêt à communiquer les résultats de ses investigations à la Justice française, peut-être même les preuves ?
Bachar el-Assad : Nous n’avons rien à prouver. Nous avons nos propres procédures légales ; et lorsqu’un crime est commis en Syrie, nous suivons ces procédures comme n’importe quel autre pays. En Syrie, nous avons un système judiciaire et des procédures habituelles. Si vous voulez en savoir plus après cette interview, on peut vous renvoyer vers les autorités compétentes.

David Pujadas : Est-ce que seriez prêt à communiquer les résultats de ses investigations à la Justice française ?
Bachar el-Assad : Bien sûr, aucun problème.

David Pujadas : Est-ce que seriez prêt à laisser venir des enquêteurs français, des policiers ou des juges pour mener leur propre investigation ici en Syrie ?
Bachar el-Assad : Ça dépend de l’existence ou non d’un accord entre les deux gouvernements. S’il y a un accord, une convention ou un traité relatif au système judiciaire entre les deux pays et la coopération bilatérale dans ce domaine, il n’y a pas de problème. Ce n’est pas une décision politique.

David Pujadas : Merci Monsieur le président
Bachar el-Assad : C’est moi qui vous remercie.
Bachar el-Assad

Source : http://www.voltairenet.org/auteur6073.html?lang=fr

 

 

 

 

 

 

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RESTAURATION DE TOUTES LES ILLUSTRATIONS INITIALES DE CET ARTICLE et MISE A JOUR DES LIENS

   Lundi 11 Septembre 2017


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16 décembre 2014 2 16 /12 /décembre /2014 22:14

 


ORIENT - Riad Beyrouti, Artiste peintre syrien contemporain





Dès les premiers mois de l'année 2011, le "Printemps arabe" a embrasé la plupart des pays des bords de la Méditerranée.
En mars 2011, dupée par les médias mainstream français et la chaîne qatarie Al Jazeera, j'ai publié un article enthousiaste plein d'illusion :

"Des Peuples en marche pour changer le Monde..."

La tragédie libyenne,l'invasion de hordes mercenaires terroristes en Irak, Syrie, Afrique, ont révélé peu à peu la véritable signification de ces soi-disant révoltes populaires ; ces événements dramatiques, guerres importées de l'Etranger dans des pays bien ciblés - et non dans certains pays voisins ? ! - ont fait prendre conscience des objectifs criminels et des machinations ourdies par des grandes puissances occidentales pour accaparer les richesses des pays plus faibles : ces pays du Bloc BAO sont les "donneurs d'ordre", pourvoyant en armes, en argent leurs mercenaires et noyant le monde entier de propagande mensongère via les médias...

La Syrie et son Président Bachar al-Assad sont depuis quatre ans dans la tourmente terroriste. Les Syriens, l'Armée Arabe Syrienne, les Pouvoirs publics résistent avec détermination et courage : le pays se reconstruit dès que les combats cessent là, où leurs soldats ont chassé les milices étrangères de tueurs...

Le Président syrien a exprimé très clairement ses vues sur l'avenir et la situation de son pays, n' hésitant pas à dénoncer les actions nuisibles et leurs auteurs. Sa position et sa volonté de sauver le Peuple syrien de la guerre et des ingérences étrangères n'ont pas varié depuis 2011 : ils se sont renforcées dans l'adversité.  Lire :
Damas - le Président syrien Bachar al-Assad accorde un entretien à Paris Match le 29 novembre 2014

 

 

 

A propos de la Syrie ces dernières années

 

 

Les origines...
SYRIE 2012 ou "La Conjuration" de Francisco de Goya (1746-1828)

Février 2012
Veto de la Chine et de la Russie pour en finir avec les ingérences du BAO en Syrie

Avril 2012
Actualités de la Crise syrienne - Mises en garde de Sergueï Lavrov le 17 avril 2012

Juillet 2012
Ron Paul et la Question Syrienne

Lettre ouverte d'un prêtre arabe de Syrie, le Père Elias Zahlaoui au Président de la République française François Hollande

Septembre 2012
Lettre ouverte du Père Elias Zalhaoui au Pape Benoît XVI

Appel à faire cesser l’agression contre la Syrie et à refuser la participation de la France à celle-ci - Comité Valmy

Novembre 2012
Entretien exclusif du Président syrien Bachar Al-Assad à la chaîne Russia Today le 9 novembre 2012

Janvier 2013
Lettre ouverte au président François Hollande par Me André Chamy (Libye-Syrie)

Août 2013 - Début de la crise des armes chimiques
Fausses accusations récurrentes
La Syrie ne sera jamais une "poupée" occidentale

Septembre 2013
En direct de la Maison Blanche August 31,2013 03:56 PM

 

 

 

Les nouvelles de Syrie, du Liban et d'Iran
 

Agence Arabe Syrienne d'Informations : SANA

Site de la chaîne AlManar-Liban : ALManar

Islamic Republic of Iran Broadcasting : IRIB
Radio Francophone

 

 

 

Une analyse intéressante sur l'Armée Arabe Syrienne : ICI

Entretien Bachar al-Assad / Paris Match : LA
 

 

 

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RESTAURATION DE TOUTES LES ILLUSTRATIONS INITIALES DE CET ARTICLE et MISE A JOUR DES LIENS

   Mardi 13 Septembre 2017

* A ce jour tous les liens fonctionnent

* SANA, ALMANAR et IRIB (alias Pars Today) donnent les nouvelles du jour.

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7 décembre 2014 7 07 /12 /décembre /2014 20:07

 

« Mais quoiqu’il arrive, nous autres Syriens, n’accepterons jamais que notre pays devienne un jouet entre les mains de l’Occident.
C’est un principe fondamental pour nous. »

 

Champs d'oliviers et collines calcaires au nord-ouest d'Alep, Syrie,
 1996 [Site : Images du monde  Réf : syrie_014 ]
Champs d'oliviers et collines calcaire en 1996 - Nord-ouest d'Alep



 

 

Quelques rappels préliminaires
 

En mars 2011, sous prétexte de "printemps arabe", la Syrie est  devenue la cible d'une "révolte", révolte en grande partie importée, orchestrée et  financée de l'Etranger.
Suivant des méthodes bien rodées, les experts en révoltes "spontanées"
allient au terrorisme, le chantage des sanctions - depuis 2004 - et les
désinformation et propagande médiatiques, etc...
Dès les premiers jours, le terrorisme a remplacé les manifestations qui
se voulaient à l'origine non-violentes: c'était sans compter sur quelques
snipers , infiltrés dans la foule, qui ont mis "bon ordre" à ces velléités
populaires pacifiques en tirant sur les Forces de l'ordre...
Cf. Comment déstabiliser les pays convoités et y semer le chaos, selon Marco Tugayé
Semer le chaos et la mort pour terroriser les Syriens dans le but de
déstabiliser le pays, les structures gouvernementales, détruire les Forces armées syriennes (pour la sécurité d'Israël qui occupe le Golan) ;
l'objectif principal - Obama ne s'en cache plus - étant, et le restant, de remplacer le président élu Bachar al-Assad par un dirigeant tout acquis aux ambitions hégémoniques des Etats-Unis, de l'OTAN et d'Israël.
Ne pas oublier que derrière la Syrie et son président, c'est l'Iran qui est visé...
C'est le remodelage du Moyen Orient qui est en jeu pour Washington !
Cf. "Le Grand Echiquier" de Zbigniew Brzezinski.

Depuis bientôt quatre ans, ces sinistres projets se heurtent à la farouche volonté et au courage héroïque des Syriens unis autour de leur Armée, du Président al-Assad et son gouvernement pour défendre leurs vies, leur pays contre les hordes terroristes déferlant sur la Syrie, Daech étant le dernier avatar de ces Barbares...

Depuis quatre ans ses alliés Russie, Chine, Iran et d'autres pays,
défendent la Syrie et sa souveraineté ; ils agissent avec efficacité tant à l'ONU que sur le terrain par des envois fréquents de cargos d'aide
alimentaire.

Tous les Syriens, leurs familles, les enfants et les soldats ont payé un très lourd tribut à cette guerre imposée : ils sont en train de la gagner si Washington n'invente pas un autre mauvais "coup tordu" contre la Syrie... après la mise en orbite de Daech son horrible rejeton ! !



Tout au long de cette guerre interminable, le Président syrien n'a pas quitté son pays ; avec sa famille il a partagé le sort de son peuple ; son épouse et ses jeunes enfants ont demeuré près de lui.
A Damas, Bachar al-Assad est resté aux commandes de l'Etat syrien ;
au gouvernement des ministres compétents et loyaux l'ont secondé, tous unis pour libérer la Syrie de toutes ingérences étrangères et de la racaille
terroriste qui va avec...
Chacun, à son poste, œuvre au bien commun en vue de la paix, de la
reconstruction du pays. Depuis le début de l'offensive terroriste mars 2011, l'ensemble des services publics syriens est mobilisé pour porter aide à la population et assistance aux victimes de la guerre. .

Le Dr Bachar al-Jaafari représentant permanent de la Syrie auprès de l'ONU, ne cesse défendre son pays au Conseil de Sécurité
en communiquant la vérité sur ce qui se passe en Syrie et en dénonçant les propagandes mensongères des médias occidentaux, de l'OSDH, et
même de certains membres du CS de l'ONU !

M.Walid Mouallem conduit la diplomatie syrienne avec une intelligence et un discernement dont nos derniers chefs du Quai d'Orsay, Juppé et Fabius, auraient dû s'inspirer !

Très vite dans les villes et les campagnes, la population a compris le courage et le dévouement avec lesquels les soldats de l'Armée arabe syrienne,leurs soldats, combattent pour défendre la patrie. Le Peuple syrien, dans sa majorité, soutient son armée, le gouvernement
et son président qu'il a réélu en 2012.

Le Président Bachar al-Assad s'est exprimé plusieurs fois lors d'interviews par des médias amis. En septembre 2013, après les fausses accusations d'attaque à l'arme chimique, il a accordé un entretien à Georges Malbrunot du Figaro.

C'est la première fois ce samedi 29 novembre 2014, qu'il en accorde à un journal français très populaire Paris Match. Les journalistes français sont en général très critiques et peu objectifs, pour ne pas dire mensongers, envers ce qu'ils nomment dédaigneusement "le régime syrien".

Paris Match a édité cette interview sur le N° 3420 (du 4 au 10 décembre 2014) pages 94 à 97.
La plupart des journaux français n'ont cité et commenté que quelques
réponses du Président syrien.

Un grand merci à SANA, l'Agence Arabe d'Informations, d'avoir publié en français sur son journal internet du 4 décembre 2014, l'intégralité de l'entretien accordé au journaliste de Paris Match :
C'est ce texte qui figure ci-dessous.
 



 


Damas 29 novembre 2014
Le Président syrien Bachar al-Assad accueille le journaliste de Paris Match

 





Voici le texte intégral de l’interview :

Paris Match – Monsieur le président, après trois ans de guerre, au point où nous en sommes aujourd’hui, regrettez-vous de ne pas avoir gérer les choses différemment au début, lorsque les premiers signes de révolte sont apparus en mars 2011 ? Vous sentez-vous responsable ?

Le président Al-Assad – Dès les premiers jours, il y avait des martyrs de l’armée et de la police. Nous avons donc, dès cette époque, fait face au terrorisme. Il y avait certe des manifestations, mais pas en grand nombre. Notre seul choix était de défendre le peuple contre les terroristes. Il n’y en avait pas d’autres. Nous ne pouvons pas dire que nous le regrettons car nous luttions contre le terrorisme dès les premiers jours. Cela ne veut pas dire qu’il n’y a pas eu d’erreurs commises dans la pratique. Il y a toujours des erreurs. Parlons aussi franchement ; si le Qatar n’avait pas financé dès le début ces terroristes, si la Turquie ne leur avait pas apporté un soutien logistique et l’occident un soutien politique, les choses auraient été différentes. La Syrie connaissait des problèmes avant la crise, ce qui est normal, mais cela ne signifie pas qu’il faille trouver aux événements une origine intérieure.

- Durant cette guerre, on reproche à votre armée d’avoir utilisé massivement la force. Pourquoi bombarder des civils ?

- Lorsqu’un terroriste vous attaque, croyez-vous que vous pouvez vous défendre par le dialogue ? L’armée a eu recours aux armes lorsque l’autre partie en a fait usage. Notre but ne saurait être de frapper les civils. Comment peut-on résister pendant quatre ans en tuant des civils, c’est-à-dire son propre peuple, et en même temps combattre les terroristes et les pays hostiles qui les soutiennent, à savoir ceux du Golfe, la Turquie et l’Occident ? Si nous ne défendions pas notre peuple, nous serions incapables de résister. Par conséquent, il n’est pas logique de dire que nous bombardons les civils.


- Des images satellites de Homs ou de Hama montrent des quartiers oblitérés. L’ONU, une organisation à laquelle adhère votre pays, parle de 190 000 morts au cours de cette guerre. Les habitants de ces quartiers étaient-ils tous des terroristes ?

- D’abord, il faudrait vérifier les statistiques des Nations Unies. Quelles en sont les sources ? Les chiffres qui circulent aujourd’hui dans le monde, notamment dans les médias, sont exagérés. Ils sont faux. Ensuite les images de destruction ne sont pas seulement des photos satellites, mais des photos prises sur le terrain. Ces destructions sont réelles. Lorsque des terroristes pénètrent dans une région et l’occupent, l’armée doit la libérer. Des combats sont alors engagés. Il est donc normal qu’il y ait destruction. Dans la plupart des cas, lorsque les terroristes s’installent, les civils prennent la fuite. En vérité, le plus grand nombre de victimes en Syrie se compte parmi les partisans de l’Etat, et non l’inverse. Beaucoup ont été tué lors d’attentats. Quand vous avez la guerre et le terrorisme, il y a hélas des victimes innocentes. Ca arrive n’importe où, d’ailleurs. Mais il n’est pas concevable qu’un Etat vise ses propres citoyens.

- Toujours selon l’ONU, trois millions de syriens sont réfugiés dans les pays limitrophes, soit un huitième de la population syrienne. Est-ce que ce sont tous des alliés des terroristes ?

- Non, non. La plupart de ceux qui ont quitté la Syrie l’ont fait à cause du terrorisme. Parmi ces réfugiés, certains soutiennent les terroristes, d’autres l’Etat. Ces derniers ont quitté le pays pour des raisons de sécurité. Une grande partie des réfugiés ne soutient personne.


- D’un point de vue militaire, avez-vous les moyens de gagner la guerre ?

- A présent, nous combattons des Etats, pas seulement des bandes. Des milliards de dollars leur sont versés. Des armes leur ont été fournies par des pays comme la Turquie. Il ne s’agit pas d’une guerre facile d’un point de vue militaire. Pourtant, l’armée syrienne progresse dans beaucoup de régions. Personne ne peut encore prévoir quand cette guerre prendra fin, ni comment. Nos adversaires pensaient, au début, gagner le cœur des syriens. Ils n’y sont pas parvenus. Ils ont perdu le soutien de la population locale. C’est précisément ce qui a permis à l’armée de progresser. Nous devons envisager la guerre d’un point de vue militaire, social et politique.


- Mais ils n’ont pas encore perdu, puisque la moitié de votre pays vous échappe ?

- L’armée syrienne ne peut être partout à la fois. Là où elle n’est pas présente, les terroristes en profitent pour franchir les frontières et s’infiltrer dans telle ou telle zone. Mais à chaque fois que l’armée décide de reprendre une région, elle y parvient. Il ne s’agit pas d’une guerre entre deux armées, où l’une occupe un territoire et l’autre un autre. Il s’agit d’un autre type de guerre. Nous avons affaire à des groupes terroristes qui s’infiltrent dans une ville ou dans un village. Cette guerre sera donc longue et difficile.


- Beaucoup disent que la solution c’est votre départ. Avez-vous vous-même envisagé que votre départ soit la solution ?

- Partout dans le monde, un chef d’Etat arrive au pouvoir par un mécanisme constitutionnel, et il le quitte par le même mécanisme. Un président ne peut ni s’imposer ni quitter le pouvoir par le chaos. La preuve tangible, ce sont les conséquences de la politique française en Libye avec la décision d’attaquer Kadhafi. Quel en a été le résultat ? Après son départ, il y a eu le chaos. Son départ était-il la solution ? La situation s’est-elle améliorée ? La Lybie est-elle devenue démocratique ? L’Etat est comme un navire : dans la tempête, le capitaine ne prend pas la fuite. Il ne quitte pas le bord. Si les passagers doivent s’en aller, alors il sera le dernier à partir.


- Cela veut dire que le capitaine est prêt à mourir. Vous avez évoqué Mouammar Kadhafi, est-ce que vous avez peur de mourir de la même façon que Saddam Hussein ou que Kadhafi ?

- Le capitaine ne pense pas à la mort, ni à la vie, il pense à sauver son navire. S’il fait naufrage, tout le monde mourra. Il faut donc mieux tout faire pour sauver son pays. Mais je voudrais souligner une chose importante. Mon but n’est pas de rester président, ni avant, ni pendant, ni après la crise. Mais quoiqu’il arrive, nous autres Syriens, n’accepterons jamais que notre pays devienne un jouet entre les mains de l’Occident. C’est un principe fondamental pour nous.


- Parlons du groupe Etat Islamique. On entend dire parfois qu’au départ, le régime syrien a encouragé la montée des radicaux islamistes pour diviser l’opposition. Que répondez-vous ?

- D’abord en Syrie, nous avons un Etat, pas un régime. Soyons clair sur la terminologie. Si nous supposons que cela est vrai, et donc que nous avons soutenu l’Etat Islamique, cela revient à dire que nous leur avons demandé de nous attaquer, d’attaquer nos aéroports militaires, de tuer des centaines de nos militaires, d’occuper nos villes et nos villages. Où est la logique là-dedans ? Qu’avions-nous à gagner dans tout cela ? Diviser et affaiblir l’opposition, comme vous le dites ? Nous n’avions pas besoin de le faire. L’Occident lui-même reconnaît que cette opposition était fantoche. C’est ce qu’Obama lui-même a dit. L’hypothèse est donc fausse. Mais alors, où est la vérité ? En réalité, l’Etat Islamique a été créé en Irak en 2006. Ce sont bien les Etats Unis et non la Syrie qui occupaient l’Irak. Abou Baker al Baghdadi était dans les geôles américaines et non dans les prisons syriennes. Qui a donc créé l’Etat Islamique ? La Syrie ou les Etats Unis ?


- Les Syriens que nous rencontrons à Damas font plus allusion aux cellules dormantes djihadistes en occident qu’à la guerre contre l’Etat Islamique. C’est étonnant, non ?

- Le terrorisme est une idéologie et non des organisations ou des structures. Or, l’idéologie ne connaît pas de frontières. Il y a vingt ans, le terrorisme s’exportait depuis notre région, en particulier depuis les pays du Golfe comme l’Arabie Saoudite. A présent, il nous vient d’Europe, et notamment de France. Le plus gros contingent de terroristes occidentaux venus en Syrie est français. Ils commettent des attentats en France. En Belgique, ils ont attaqué le musée juif. Le terrorisme en Europe n’est plus dormant, il s’est réveillé.


- Les Américains sont aujourd’hui, contre l’Etat Islamique, des alliés tactiques. Considérez-vous toujours leur intervention comme une violation du territoire syrien?

- Vous avez utilisé le mot tactique, et c’est là un point important. Vous savez bien qu’une tactique n’a aucun sens sans une stratégie. Car elle seule n’arrivera pas à venir à bout du terrorisme. Il s’agit d’une intervention illégale, d’abord parce qu’elle n’a pas reçu l’approbation du Conseil de sécurité, ensuite parce qu’elle n’a pas tenu compte de la souveraineté d’un Etat qui est la Syrie. La réponse est « oui », c’est une intervention illégale, et donc une violation de la souveraineté nationale.


- L’AFP rapporte que votre aviation a effectué 2000 sorties aériennes en moins de 40 jours, ce qui est énorme. Quand vos avions croisent leurs avions, par exemple en allant bombarder Raqqa, existe-t-il un protocole de non agression ?

- Il n’y a pas de coordination directe. Nous attaquons le terrorisme là où il se trouve, sans prendre en considération ce que font les Etats Unis ou la coalition. Vous seriez sans doute surpris d’apprendre que le nombre quotidien de sorties de l’aviation syrienne pour frapper les terroristes est supérieur à celui de la coalition. Donc d’abord il n’y a pas de coordination. Ensuite les frappes de la coalition ne sont que cosmétiques.


- Mais ces frappes-là vous aident. La démission du Secrétaire Américain à la Défense Chuck Hagel s’explique en partie parce qu’il pensait qu’elles renforçaient votre gouvernement et vos positions.
- Notez que votre question contredit celle dans laquelle on est accusé de soutenir Daech. Ça veut dire plutôt que nous sommes des ennemis de Daech.


- J’ai dit qu’on entend qu’au départ, vous avez soutenu Daech pour diviser l’opposition.

- Je ne vous accuse pas, je fais plutôt allusion à ceux qui le pensent.
- Maintenant, une des conséquences était cette démission, du point de vue américain. Estimez-vous quand même que les frappes de la coalition vous aident ?

- On ne peut pas mettre fin au terrorisme par des frappes aériennes. Des forces terrestres qui connaissent la géographie et agissent en même temps sont indispensables. C’est la raison pour laquelle il n’y a pas eu de résultats réels après deux mois des campagnes menées par la coalition. Ce n’est donc pas vrai que les frappes de la coalition nous aident. Elles nous auraient certainement aidés si elles étaient sérieuses et efficaces. C’est nous qui menons les combats terrestres contre Daech, et nous n’avons constaté aucun changement, surtout que la Turquie apporte toujours un soutien direct dans ces régions.


- Le 14 juillet 2008, vous étiez à la tribune sur les champs Elysées en marge du sommet de la Méditerranée. Aujourd’hui le gouvernement français vous considère comme un paria, comment vivez vous cette situation?

- Les bonnes relations entre 2008 et 2011 n’étaient pas le résultat d’une initiative française. Il y a eu d’abord les américains qui ont chargé l’administration française à l’époque de faire pression sur la Syrie au sujet de l’Iran. Il y a eu ensuite le Qatar qui poussait la France à améliorer ses relations avec la Syrie. Entretenir de bonnes relations avec nous n’émanait donc pas d’une volonté indépendante de la France. Aujourd’hui, les choses n’ont pas changé. Hollande, comme Sarkozy, n’agit pas de son propre gré.


- François Hollande continue de vous considérer comme un adversaire, est-ce que vous pensez qu’à un moment le contact pourra être renoué ?

- Ce n’est pas une question de relations personnelles. D’ailleurs je ne le connais même pas. Il s’agit de relations entre Etats et institutions, et dans l’intérêt des deux peuples. Nous traiterons avec tout responsable ou gouvernement français dans l’intérêt commun. Mais l’administration actuelle œuvre à l’encontre des intérêts de notre peuple et de ceux du peuple français. Je ne suis ni l’ennemi personnel ni le rival d’Hollande. Je pense que c’est plutôt Daech qui est son rival, puisque leurs cotes de popularité sont très proches.


- Oui ou non, y a-t-il aujourd’hui en Syrie des armes chimiques ?

- Non, nous l’avons très clairement déclaré, et lorsque nous avons décidé de renoncer aux armes chimiques, c’était de manière définitive et totale.


- Pourtant le secrétaire d’Etat américain John Kerry vous accuse d’avoir violé le traité en faisant usage de chlore. Est-ce vrai ?

- Vous pouvez trouver du chlore dans n’importe quel foyer syrien. N’importe quelle faction peut l’utiliser. Mais nous, nous ne l’avons pas utilisé, car nous avons des armes conventionnelles plus efficaces que nous employons dans notre guerre contre les terroristes. Nous ne le cachons pas, car c’est notre droit. Ces accusations ne nous surprennent pas. D’ailleurs, depuis quand les américains disent-ils la vérité à propos de la crise syrienne ?!

- Avez vous utilisé des armes chimiques?

- Nous n’avons pas utilisé ce genre d’armes, autrement il y aurait eu des dizaines, voire des centaines de milliers de morts, pas simplement 100 ou 200 personnes, comme on l’a dit l’année dernière, surtout dans des régions peuplées de centaines de milliers, voire de millions de syriens.


- A l’occasion de votre dernier séjour à Paris en novembre 2010, j’avais interviewé votre femme Asma. Est ce que ça vous manque de ne plus pouvoir voyager hors de vos frontières ?

- Je ne suis pas un amateur de voyage, et mes visites n’étaient pas pour faire du tourisme. Ce qui me manque vraiment c’est la Syrie telle quelle était. Ce qui nous manque, bien sûr c’est un monde différent où règnent des relations logiques et morales. Nous avions à l’époque de grands espoirs de développer notre région, de lui assurer une plus grande ouverture intellectuellement. Nous pensions que la France était, par son patrimoine culturel, la mieux placée pour jouer ce rôle avec la Syrie au Moyen-Orient.


- Votre femme se voyait comme une ambassadrice de la modernité, comment vit-elle cette situation, maintenant qu’elle est recluse en Syrie ?

- Comme tous les syriens, comme moi, elle éprouve de la douleur en voyant la destruction et le sang versé. Nous avons de la peine de voir notre pays revenir des décennies en arrière, et devenir un foyer de terrorisme après avoir été parmi les cinq premiers pays sur le plan de la sécurité. Tous les deux, nous sommes navrés de voir l’Occident, qu’on croyait capable d’aider à l’ouverture et au développement, prendre la direction inverse. Pire encore, que ses alliés soient des pays moyenâgeux du Golfe, comme l’Arabie Saoudite et le Qatar.


- On vous décrit comme quelqu’un d’extrêmement proche de ses enfants, comment leur expliquez-vous ce qui se passe dans votre pays le soir en rentrant chez vous ?

- Ce dialogue se déroule dans chaque foyer syrien. Le plus difficile est lorsqu’on a affaire avec des enfants dont la conscience sociale s’est formée durant la crise. Les deux principales questions qu’ils posent sont les suivantes : Comment des gens qui croient ou disent défendre Dieu et l’Islam peuvent-ils tuer et décapiter? C’est une contradiction difficile à expliquer. Les enfants demandent aussi si ces gens-là savent qu’ils se trompent. La réponse est que certains le savent et exploitent la religion à fins particulières, d’autres sont des ignorants qui ne savent pas que la religion c’est le bien, et non le meurtre. Ils nous posent une dernière question : « Pourquoi l’Occident nous attaque et soutient les terroristes ? ». Ils ne parlent évidemment pas de l’Occident en tant que tel, mais évoquent des pays précis comme les États-Unis, la France, la Grande Bretagne. « Pourquoi agissent-ils de la sorte ? Est-ce qu’on leur a fait du mal ? ». Nous leur expliquons alors que les peuples c’est une chose, et les Etats, c’en est une autre.


Source : Agence arabe Syrienne d'Informations (SANA)
http://www.sana.sy/fr/?p=18018

 

 

 

Sur le même sujet


1 - "Bachar El-Assad : les coulisses de l’interview" : voir la vidéo sur

AGORAVOX
 


2 - Lire les articles de Salam-Akwaba référencés sur la page suivante

La Syrie depuis 2011

 

 

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   15 Septembre 2017

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8 décembre 2012 6 08 /12 /décembre /2012 17:54

 

 

Damas Syrie-Damas-Mosquée

 La Grande Mosquée des Ommeyades de Damas

 

 

Interligne vert mordoré

 

 

Cette fin d'année 2012 serait-elle celle de tous les dangers

au Moyen Orient ?


    Les derniers graves événements survenus ces dernières semaines en Palestine, en Jordanie, en Egypte et en Syrie pourraient le faire croire. 

 

 

260px-Star of David.svg La  "Colonne de Nuée" des Hébreux a fondu brutalement sur Gaza (14/11), faisant plus d'un millier de morts parmi la population civile et dévastant, une fois de plus, cette petite enclave palestinienne... Pour très vite "se dissiper" ! Yaweh a dû déserter la "Nuée" pour des lieux moins meurtriers et plus paisibles !  Ehud Barak ne s’appelle pas Moïse, triste pour Tsahal…

 

 

 441px-Coat of arms of PalestineDepuis que la Palestine a obtenu le statut d'État associé non membre au sein de l'ONU, Netanyahu et son équipe ne décolèrent pas ; ils exercent des sanctions contre l'Autorité Palestinienne, leurs soldats tirent à vue sur tout ce qui bouge à proximité de leurs frontières, etc... La tension s'accroît.


 

396px-Coat of Arms of Jordan.svgEn Jordanie, les manifestations populaires, grèves et émeutes, les protestations anti-gouvernementales s'amplifient depuis la mi-novembre : elles résultent  des mesures d'austérité prises par le gouvernement afin de pallier à l'endettement de la Jordanie. Les Etats-Unis, très inquiets du risque de déstabilisation  de leur allié Abdallah II, tentent de l'aider économiquement : Voir ICI


 

441px-Coat of arms of Egypt (Official).svg L'Egypte à son tour est secouée par de violentes manifestations anti-Morsi, ce président tentant de s'attribuer tous les pouvoirs... La tension demeure vive dans ce pays comme on peut le lire ICI... et   . Autre souci pour les USA et Israël ! 


 

 

442px-Coat of arms of Syria.svgEn Syrie,  les Forces armées syriennes affrontent les hordes de l'ASL, d'Al Qaëda et des Djihadistes de tous poils envoyées par les pays de l'OTAN depuis mars 2011 : l'Armée régulière gagne du terrain sur les terroristes : si ceux-ci ne s'infiltraient pas sans cesse en Syrie avec la complicité de certains pays voisins, il y a longtemps qu'il n'y aurait plus de crise.

 


 800px-Flag of Syria.svgDevant la farouche résistance du Gouvernement soutenu par la majorité des Syriens, toutes tendances confondues, devant les succès de l'Armée syrienne, la Coalition des  États-Unis - France - Grande-Bretagne - Turquie - Qatar - Arabie Saoudite - Israël (BAO)  prétendent faussement que Bachar Al-Assad  (aux abois) va ordonner à l'Armée l'utilisation d'armes chimiques, de gaz sarin, etc... L'information a été publiée, au conditionnel, dès le 2 décembre sur le site  DEBKAfile ; elle a pris une ampleur démesurée dans tous les médias alignés qui relayent avec jubilation les réactions belliqueuses de Paris et Washington, Ankara et Consorts...



pinocchio 5 bis- Pinochio, lui-même, s'enfuit épouvanté par de si gros mensonges...

 

 Ces accusations mensongères ressemblent fort à celles, toutes aussi fausses, qui ont servi de prétexte aux USA pour attaquer et détruire l'Irak pendant plusieurs années....pinocchio 5 bis Miroir

 

 

 

 

Interligne vert mordoré

 

 

 gif anime puces 589Au milieu de toute cette agitation dramatique, de ces "rumeurs" infondées ainsi que les a qualifiées le  Chef de la Diplomatie russe Sergueï Lavrov, il est bon de prendre du recul et de donner la parole au Président Bachar Al-Assad, que les médias français ignore le plus souvent.

 

 

gif anime puces 589Le 9 novembre dernier, le Président syrien Bachar Al-Assad, a accordé un long entretien à Mme Sophie Chevardnadze, journaliste de la Chaîne Russia Today. De cette interview, il n’y a eu guère d’écho dans les médias officiels qui semblent n’avoir retenu qu’une chose : «  Bachar veut mourir en Syrie ! » 


 gif anime puces 589  Les journalistes français préféraient élucubrer  sur la Réunion de Doha qui se tenait au même moment et regroupait des "opposants" syriens triés sur le volet par  l'émissaire US Robert Ford et leurs autres mentors étrangers : tous les partisans d'un coup d'état, manu militari, pour chasser le gouvernement légitime actuel avec l'aide de pays étrangers ! Ils ont établi un Protocole en treize points pour vendre la Syrie "pieds et poings liés" à leurs commenditaires :  Cf. les Notes en fin d'article.


Le (vrai) drapeau syrien flotte sur Bab Amr - Capture Ecran Infosyrie : Les « Amis » de la Syrie crient plus fort, mais toujours dans le vide, par Louis Denghien, le 7 juillet 2012.

 

 

 

 

gif anime puces 589On comprendra la détermination du Président Bachar Al-Assad à refuser de livrer son pays, et le peuple syrien, aux  prédateurs qui les harcèlent  : sanctions depuis 2004, propagande mensongère, terrorisme et guerre par procuration depuis mars 2011.

 

 

 

 

Video de l'entretien donné par le Président Bachar Al-Assad à Russia Today le 9 novembre 2012

 

Nous disons NON quand nous pensons devoir dire NON !

 

 

Le 9 Novembre 2012, la chaîne Russia Today a diffusé un entretien exclusif entre le Président de la Syrie, le Docteur Bachar al-Assad, et la journaliste Mme Sophie Shevardnadze. L’entretien a eu lieu à Damas. En voici le texte intégral.


Mme Sophie Shevardnadze : Merci Monsieur le Président pour avoir accordé cet entretien à la chaîne "Russia Today".

M. le Président Al-Assad : Bienvenue à vous, à Damas.

 

Q . Il y a un an, beaucoup étaient convaincus que vous ne tiendriez pas jusqu’ici. Et pourtant, nous nous trouvons aujourd’hui au palais présidentiel rénové et enregistrons cet entretien. Qui sont vos ennemis du moment ?

R. Notre ennemi est le terrorisme et l'instabilité en Syrie. Là est notre ennemi. Ce n’est pas un problème de personne. Tout le problème ne peut se ramener à ce que je parte ou reste. Il s’agit de la sécurité ou de l’insécurité du pays. Tel est l’ennemi que nous combattons en Syrie.

 

Q . Je suis ici depuis deux jours et j’ai donc eu l’occasion de m’entretenir avec quelques personnes à Damas. Certains disent que vous partiez ou que vous restiez n’a désormais plus d’importance. Qu’en pensez-vous ?

R. Je pense que la question de savoir si le président doit rester ou partir revient au peuple, non à l’opinion de quelques uns. La seule chose à faire est de s’en remettre aux urnes électorales. Par conséquent, le problème ne dépend pas de ce que l’on entend dire mais des élections qui diront à n’importe quel candidat s’il doit rester ou s’en aller. Tout simplement.

 

Q.Je crois que ce qu’ils entendent par là est que vous n’êtes plus la cible. C’est la Syrie qui est ciblée !

R. Je n’ai jamais été la cible. En tous cas, je ne suis pas le problème.L'Occident se crée des ennemis. Dans le passé, l'ennemi était le communisme, c’est devenu l’Islam, puis Saddam Hussein pour une autre raison. Maintenant, les Occidentaux veulent se créer un nouvel ennemi représenté par Bachar… C’est pourquoi ils disent que le problème est le président et que, par conséquent, il devrait s’en aller. C’est pourquoi nous devons nous concentrer sur le vrai problème et ne pas perdre notre temps à écouter ce qu'ils disent.

 

Q. Croyez-vous toujours que vous êtes le seul homme capable de garantir l’unité de la Syrie, le seul homme capable de mettre fin à ce que le monde entier qualifie de « guerre civile » ?

R. Nous devons considérer le problème sous deux aspects. Le premier est celui de la Constitution. C’est de la Constitution que je tiens mes prérogatives. Et conformément à la constitution et à ces prérogatives, je dois être en mesure de résoudre le problème. Mais si avez voulu dire qu’il n’y a pas un autre syrien qui pourrait devenir président, non, tout Syrien peut devenir président. Nous avons beaucoup de syriens éligibles pour cette fonction. Vous ne pouvez pas toujours relier tout le pays à une seule personne et de façon permanente.


Q.Mais vous vous battez pour votre pays. Pensez-vous être l'homme qui peut mettre fin à ce conflit et ramener la paix ?

R. Je dois être l’homme qui le peut et c’est ce que j’espère. Ceci dit il ne s’agit pas du pouvoir du président mais de la société dans son ensemble. Nous devons être précis sur ce point. Le président ne peut rien faire sans le concours des institutions et le soutien du peuple. Nous ne sommes dans la bataille du président. Chaque Syrien est désormais impliqué dans la défense de son pays !


Q. C'est vrai. Beaucoup de civils meurent aussi dans ces combats. Par conséquent, si vous deviez gagner cette guerre, comment vous réconcilierez-vous avec votre peuple après tout ce qui s'est passé ?

R. Une fois de plus, restons précis. Le problème n'est pas entre moi et le peuple. Je n'ai aucun problème avec le peuple, mais les Etats-Unis sont contre moi, l'Occident est contre moi, nombre de pays arabes sont contre moi, et la Turquie qui n’est évidemment pas un pays arabe est contre moi.
Si le peuple syrien était contre moi, comment serai-je encore là ?!

 

Q. Le peuple n’est pas contre vous?

R. Alors le monde entier, ou disons une grande partie de ce monde y inclus le peuple syrien, est contre moi ? Serais-je Superman ? Je suis un être humain. C’est illogique de dire que le peuple est contre moi. Il ne s'agit pas de me réconcilier avec le peuple, ni que les syriens se réconcilient entre eux.
Nous ne sommes pas dans une guerre civile. Il s’agit de terrorisme et du soutien accordé aux terroristes à partir de l'étranger pour déstabiliser la Syrie. C’est cela notre guerre.

 

Q.Vous ne croyez toujours pas qu’il s’agit d’une guerre civile ? Je vous pose cette question parce que je sais que beaucoup pensent qu’en Syrie existent des opérations terroristes indéniables et un conflit sectaire, à la fois. Pour exemple, nous avons tous entendu parler de cette mère dont l’un des fils se bat au côté de l’armée réglementaire tandis que l’autre se bat au côté de l’opposition, comment se pourrait-il qu’il ne s’agisse pas d’une guerre civile ?

R. Il existe des divisions, mais les divisions ne signifient pas guerre civile. C’est totalement différent, les guerres civiles se fondant sur des problèmes d’origine ethnique ou confessionnelle. Des tensions entre ethnies ou communautés peuvent parfois survenir, mais ce ne sont pas des problèmes pour autant. Un désaccord au sein d’une famille, d’une tribu, ou d’une ville ne témoigne pas d’une guerre civile. C’est complètement différent et c’est même normal. Nous devons nous y attendre.

 

Q. Si j’ai parlé de votre réconciliation avec le peuple c’est parce que je vous ai entendu dire à maintes occasions que votre seul souci est ce que le peuple syrien pense de vous, ressent pour vous, et s’il souhaite ou non que vous soyez le président. Ne craignez-vous pas qu’en fin de compte, les Syriens finissent par se désintéresser de la vérité, et qu’ils se contentent de vous blâmer pour le carnage qu’ils ont subi ?

R. C’est là une question hypothétique, parce que ce que le peuple pense est bon. Pour savoir ce qu'il pense, il nous faut donc le consulter. Je ne dispose pas de cette information pour le moment. Je ne crains pas ce que certains pensent. J'ai peur pour mon pays. Nous devons nous concentrer là-dessus.

 

Q.Depuis des années, nous entendons parler de la super puissance de l’armée syrienne, de la force et de l’importance des services de sécurité syriens. Mais voilà que ces forces n’ont pas pu écraser l'ennemi comme le peuple s’y attendait et que des attentats terroristes ont lieu au centre même de Damas quasi-quotidiennement. Est-ce que tout ce qu’on nous a raconté n’était que de la mythologie ?

R. Normalement, l'armée et les services de sécurité et du renseignement se concentrent sur l'ennemi extérieur même s’il existe un ennemi intérieur tel que le terrorisme, parce que notre société nous aide ne serait-ce qu’en ne couvant pas les terroristes. Or, aujourd’hui nous vivons un nouveau style de guerre, une « proxy war », dans laquelle le terrorisme se pratique aussi bien par l’intermédiaire de Syriens vivant dans le pays, que par l’intermédiaire de combattants venus de l'étranger. C’est un nouveau style de guerre et nous devons nous y adapter, mais cela demande du temps et n'est pas facile. Non, cette situation n’est pas comparable à une guerre conventionnelle ou régulière. Premièrement, ce type de guerre est beaucoup plus difficile qu’une guerre conventionnelle. Deuxièmement, l’appui politique ainsi que le soutien en armes, en argent et en toutes sortes d’autres moyens dont bénéficient ces terroristes sont sans précédent. C’est pourquoi nous devons nous attendre à ce que cette guerre soit longue et difficile. Vous ne pouvez pas vous attendre à ce qu'un petit pays comme la Syrie puisse vaincre, en quelques jours ou semaines, tous les pays qui le combattent par l’intermédiaire de leurs mercenaires.

 

Q.Oui. À bien y regarder, vous avez d’un côté une armée disposant d’un commandement qui dirige les opérations dans un sens ou un autre, et de l’autre des groupes terroristes disparates et sans stratégie unifiée pour vous combattre. Alors, comment cela se passe-t-il lors des combats ?

R. Ce n'est pas le problème. Le problème est que les terroristes opèrent de l'intérieur des villes au milieu des civils. Malgré cela, nous devons les combattre parce que nous ne pouvons les laisser tuer et détruire ; ce qui nous impose de veiller à n’occasionner que le minimum de dommages aux civils et aussi, aux infrastructures. Telle est la difficulté de ce type de guerre.

 

Q.Vous savez que l'infrastructure du pays et son économie souffrent au point que la Syrie semble au bord de la ruine, et le temps travaille contre vous. À votre avis, combien de temps vous faudra-t-il pour écraser vos ennemis?

R. Nous ne pouvons pas répondre à cette question et nul ne peut prétendre y répondre tant que nous ne saurons pas à quel moment ils cesseront d’infiltrer des étrangers venus des quatre coins du monde - le monde musulman et le Moyen-Orient en particulier- et à quel moment ils cesseront de leur fournir toutes sortes d’armement. S’ils arrêtaient, je pourrai vous répondre. Je peux vous dire que tout serait terminé en quelques semaines. Ce n’est pas insurmontable. Mais si l’approvisionnement en armes et l’assistance logistique de ces terroristes perdurent, la guerre sera longue.

 

Q.Et que penser de vos quatre mille kilomètres de frontière difficilement contrôlable, que vos ennemis peuvent traverser pour aller se fournir en armes et accéder aux soins médicaux en Jordanie ou en Turquie, puis revenir vous combattre !?

R. Aucun pays au monde ne peut « sceller » ses frontières. Ils utilisent ce mot parfois, mais il est impropre. Par exemple, même les États-Unis n’arrivent pas à sceller leur frontière avec le Mexique, et il pourrait en être de même pour la Russie qui est un vaste pays. Aucun pays ne le peut. En revanche, on peut arriver à une meilleure situation à ses frontières en établissant de bonnes relations avec ses voisins ; ce qui nous fait défaut en ce moment, du moins avec la Turquie. La Turquie soutient plus que tout autre pays le trafic de terroristes et d’armes vers la Syrie.

 

Q.Puis-je vous poser une question ? J'ai visité la Turquie récemment et j'ai trouvé que les gens étaient très préoccupés par ce qui pourrait arriver entre la Syrie et la Turquie. Pensez-vous qu’une guerre avec la Turquie soit un scénario réaliste?

R. Raisonnablement, non je ne le pense pas et pour deux raisons. La guerre nécessite un soutien populaire, et la majorité du peuple turc ne veut pas de cette guerre. Par conséquent, je pense qu’aucun responsable raisonnable ne peut aller à l’encontre de la volonté du peuple, et il en est de même pour la Syrie. Il n’y a pas de conflit ou de différend entre le peuple syrien et le peuple turc. Le problème se situe entre les gouvernements et les responsables officiels, les nôtres et les leurs, à cause de leur politique. Donc, je ne vois pas de guerre entre la Syrie et la Turquie à l'horizon.

 

Q.À quand remonte la dernière fois où vous avez rencontré M. Erdogan, et comment s’est terminé votre entretien ?

R. En Mai 2011 après sa victoire aux élections.

 

Q. Donc, vous l’avez juste félicité, et c’était votre dernière rencontre ?

R. Oui, et ce fut la dernière.

 

Q.Qui bombarde le territoire turc ? Les forces gouvernementales ou les rebelles ?

R. Pour pouvoir répondre, il faudrait un comité mixte des deux armées pour dire qui bombarde qui, parce qu’il y a un grand nombre de terroristes à la frontière et qu’ils sont munis de mortiers, ils sont donc capables de bombarder aussi. Il faudrait mener une enquête sur la nature des projectiles et leur lieu de chute, etc. Ce qui n’a pas été fait. Nous avons proposé au gouvernement turc la formation d'un tel comité, mais il a refusé, nous ne pouvons donc pas répondre à la question. Ceci dit, étant donné le grand nombre de terroristes à la frontière, leur éventuelle implication n’est pas à exclure, parce que l'armée syrienne n'a pas reçu l’ordre de bombarder le territoire turc, que nous n’avons aucun intérêt à cela, et qu’il n’y a pas d’inimitié entre nous et le peuple turc. Nous considérons les turcs comme des frères. À moins qu’il ne s’agisse d’une erreur, pourquoi agirions-nous de la sorte ? Une enquête est donc nécessaire.

 

Q. Acceptez-vous l’idée qu’il s’agisse d’une erreur de vos forces gouvernementales?

R. C’est une possibilité. Dans toutes les guerres des erreurs sont commises. Vous savez qu’en Afghanistan, ils ne cessent de parler de « tirs amis ». Donc, si une armée en arrive à tuer les siens par erreur, cela signifie que la même chose pourrait se produire dans n’importe quelle guerre, mais nous ne pouvons pas dire que c’est arrivé.

 

Q.Pourquoi la Turquie que vous traitiez en nation amie s’est-elle transformée en point d’appui pour l’opposition ?

R. Pas la Turquie, le gouvernement de M. Erdogan, pour rester précis. Le peuple turc a besoin de bonnes relations avec le peuple syrien. C’est M. Erdogan qui croit que si les Frères musulmans s'emparaient du pouvoir dans la région, et particulièrement en Syrie, il pourrait garantir son avenir politique. L'autre raison est qu’il considère être, lui-même, le nouveau sultan ottoman et qu’il pourrait prendre le contrôle de la région comme ce fut le cas sous le règne de l'Empire ottoman, mais sous une nouvelle ombrelle. En son fort intérieur, il se voit en Khalif. Voilà les deux raisons qui font que sa politique de « zéro problème » s’est transformée en politique de « zéro ami » !

 

Q.Mais ce n’est pas seulement l’Occident qui est contre vous ; vous avez beaucoup d'ennemis dans le monde arabe. Il ya deux ans, l’évocation de votre nom suscitait un grand respect, et les voilà qui vous trahissent à la première occasion. Pourquoi tant d’ennemis dans le monde arabe ?

R. Ce ne sont pas des ennemis. La plupart des gouvernements arabes soutiennent implicitement la Syrie, mais n'osent pas le déclarer publiquement.

 

Q.Pourquoi?

R. Pressions de l'Occident, et parfois pressions des pétrodollars dans le monde arabe.

 

Q. Qui vous soutient dans le monde arabe ?

R. De nombreux pays soutiennent la Syrie sans oser le déclarer explicitement. Tout d'abord, il y a l'Irak qui joue un rôle efficace en appuyant la Syrie dans cette crise, car c’est un pays voisin et que ses dirigeants savent qu’en cas de guerre contre la Syrie, il y aura guerre dans le voisinage, y compris en Irak. D'autres pays témoignent de leurs positions favorables, comme l’Algérie et Oman en particulier. D’autres encore, que je ne citerai pas ici, ont adopté une attitude positive sans l’accompagner d’actions concrètes.

 

Q.Pourquoi cette insistance de l'Arabie saoudite et du Qatar à réclamer votre départ, et en quoi la déstabilisation du Moyen-Orient pourrait-elle servir leur agenda ?

R. Franchement, je ne peux pas répondre à leur place. C’est à eux de répondre à cette question. Mais ce que je peux dire est que le problème entre la Syrie et de nombreux autres pays du monde arabe ou de la région et de l’Occident, est dû au fait que nous disons « non » quand nous pensons devoir dire « non ».
Certains pays pensent pouvoir contrôler la Syrie par les diktats, l’argent ou les pétrodollars. Ce n'est pas possible en Syrie. C’est là le problème. Ils voudraient peut-être y jouer un certain rôle. Nous n'y voyons pas d’inconvénients. Qu’ils le méritent ou non, ils peuvent jouer leur rôle, mais pas au détriment de nos intérêts.

 

Q.S’agit-il de contrôler la Syrie ou d’y exporter leur vision de l'islam ?

R. Vous ne pouvez pas dire que telle est la politique gouvernementale des pays en question. Parfois ce sont des individus ou, pour certains pays, des institutions qui soutiennent cette approche sans qu’elle soit annoncée comme politique officielle, car ils ne cherchent pas à ce que l’on fasse la promotion de leur attitude extrémiste. Il n’empêche qu’en réalité, c’est bien cette politique qu’ils pratiquent par un soutien indirect des gouvernements, ou par des aides venant de fondations, d’institutions et de particuliers. Cela fait partie du problème. Mais puisque je m’exprime au nom d’un gouvernement, je ne peux parler que de la politique annoncée, laquelle comme toute autre politique dépend des intérêts et des jeux de rôle. Nous ne pouvons donc pas ignorer ce que vous avez évoqué.

 

Q.l'Iran, qui est un allié très proche, est également soumis à des sanctions économiques et fait aussi face à la menace d'une invasion militaire. Si vous étiez confronté à l’option de restaurer la paix dans votre pays à la condition de rompre vos liens avec l’Iran, le  feriez-vous ?

R. Nous n'avons pas d'options contradictoires à ce sujet, parce nous avons de bonnes relations avec l'Iran depuis 1979 jusqu’aujourd’hui et qu’elles sont en constante amélioration, mais en même temps nous cherchons la paix. Nous avons travaillé au processus de paix, et nous avons travaillé aux négociations de paix. L’Iran n’a pas été un facteur contre la paix. C’est une information inexacte que l’Occident tente de promouvoir en disant que si nous avons besoin de la paix, nous n’avons pas besoin d’avoir de bonnes relations avec l'Iran. Il n'existe aucun rapport entre ces deux sujets, qui sont complètement différents. L'Iran a apporté son soutien à la Syrie. Il a soutenu notre cause ; celle des territoires occupés. Nous devons le soutenir dans sa cause. C’est simple. L'Iran est un pays très important dans la région. Si nous voulons la stabilité, nous devons cultiver nos bonnes relations avec l'Iran. Vous ne pouvez pas parler de stabilité si vous avez de mauvaises relations avec l'Iran, la Turquie et ainsi de suite. C’est clair.

 

Q.Avez-vous des informations sur le financement, des rebelles combattant en Syrie, par des agences occidentales du renseignement ?

R. Non, ce que nous savons c’est qu’elles offrent leur savoir-faire aux terroristes à partir du territoire turc, et parfois à partir du territoire libanais. Cependant, certaines agences régionales sont encore plus actives que les agences occidentales, tout en restant sous le contrôle des services de renseignement occidentaux.

 

Q.Quel est le rôle d'Al-Qaïda en Syrie en ce moment ? Contrôlent-t-ils une force de coalition rebelle ?

R. Non, je ne pense pas qu’ils cherchent à contrôler, mais plutôt qu’ils cherchent, selon leurs propres termes, à établir leurs propres royaumes ou émirats, en effrayant ou en intimidant la population par leurs attentats, assassinats, attentats-suicides et toutes sortes d’exaction. Ils espèrent ainsi pousser les gens au désespoir qui les amènerait à les accepter comme fait accompli. Ils avancent donc, étape par étape, leur but final étant la création, disons le ainsi, d'un émirat islamique en Syrie, à partir duquel ils pourraient promouvoir leur idéologie particulière dans le reste du monde.

 

Q.Parmi ceux qui s’opposent à vous et ceux qui vous combattent, avec qui parleriez-vous ?

R. Avec toute personne qui aurait la réelle volonté d'aider la Syrie, mais nous ne perdons pas notre temps avec celui qui voudrait exploiter la crise pour ses intérêts personnels.

 

Q.À maintes reprises, les forces gouvernementales, pas vous, ont été accusées de crimes de guerre commis contre les civils syriens. Acceptez-vous de telles accusations ?

R. Nous combattons le terrorisme et appliquons la Constitution pour protéger le peuple syrien. Rappelez-vous ce qui s'est passé en Russie il y a plus d'une décennie. Vous faisiez face au terrorisme en Tchétchénie et ailleurs. Ils attaquaient les théâtres, les écoles et autres lieux publics, et l'armée russe a protégé le peuple. Appelleriez-vous cela des crimes ? Non, vous ne le feriez pas. Premièrement, "Amnesty International" a reconnu, il y a deux jours, les crimes de guerre commis par un groupe armé qui avait capturé et exécuté des soldats syriens quelques jours auparavant ; et "Human Rights Watch" a également reconnu ce fait, tout comme il a reconnu plus d'une fois les crimes de ces groupes terroristes et les a décrit comme des crimes de guerre. Deuxièmement, il est illogique qu’une armée commette des crimes de guerre contre son propre peuple, d’autant plus que l'armée syrienne est issue de ce même peuple. Et, une armée qui commettrait des crimes contre son peuple se diviserait et se désintégrerait. Par conséquent vous ne pouvez pas avoir une armée forte alors que vous tuez votre peuple. Troisièmement, aucune armée ne pourrait tenir vingt mois dans des circonstances aussi difficiles sans le soutien du peuple. Par conséquent, comment pourriez avoir un tel du soutien du peuple alors que l’armée l’assassine ? C'est une contradiction ! C’est ma réponse.

 

Q.À quand remonte la dernière fois où vous vous êtes entretenu avec un dirigeant occidental?

R. C’était avant la crise.

Q.À un moment ou à un autre, vous ont-ils proposé des conditions qui reviendraient à dire que si vous quittiez la présidence, la paix reviendrait en Syrie ?

R. Non, ils ne l’ont pas proposé directement, non, mais qu’ils fassent une telle proposition directement ou indirectement, c’est une question de souveraineté et seul le peuple syrien a le droit d’en parler. Partant de là, ce type de propositions direct ou indirect ou par médias interposés n'a pas de sens, ni de poids en Syrie.

 

Q.Mais avez-vous encore le choix ? Parce que vu de l’extérieur, vous n’avez nulle part où aller. Où iriez-vous si vous décidiez de partir ?

R. En Syrie. J’irai de la Syrie en Syrie. C'est le seul endroit où nous pouvons vivre. Je ne suis pas une marionnette. L’Occident ne m’a pas fabriqué pour que je me réfugie chez lui ou ailleurs. Je suis Syrien. J’ai été fabriqué par la Syrie. Je dois vivre et mourir en Syrie !

 

Q.En ce moment précis, pensez-vous qu'il reste une chance pour la diplomatie ou le dialogue, ou bien seule l'armée peut mettre fin à cette crise?

R. Je crois toujours en la diplomatie et j’ai toujours cru dans le dialogue même avec ceux qui ne le comprennent pas ou n’y croient pas. Nous devons continuer à essayer. Je pense que nous pourrons en obtenir un succès partiel. Nous devons donc poursuivre nos efforts dans le sens de ce succès partiel avant d’arriver au succès total. Mais nous devons rester réalistes. Il ne faut pas croire qu’à lui seul le dialogue peut nous garantir le succès ; ceux qui commettent ces actes criminels appartenant à plusieurs sortes d’individus. La première correspond à ceux qui ne croient pas au dialogue, en particulier les extrémistes. La seconde est constituée de hors la loi condamnés par la Justice des années avant le début de la crise, leur ennemi naturel étant le gouvernement puisqu’ils reviendront à la case prison si la vie normale reprenait son cours. La troisième englobe les individus soutenus par l'étranger et qui ne sont redevables qu’aux individus ou gouvernements qui les ont payés et leur ont fourni des armes ; ceux-là ne sont pas maîtres de leur décision, et c’est l’une des raisons qui nous invite à rester réalistes. Mais, il existe un tout autre groupe de personnes, combattanst ou hommes politiques, qui acceptent le dialogue. C’est avec eux que nous poursuivons le dialogue depuis des mois, certains combattants ayant déjà déposé les armes et repris le cours normal de leur vie.

 

Q.Pensez-vous qu’une invasion étrangère de la Syrie soit imminente ?

R. Je pense que le coût d'une telle invasion, si elle se produisait, serait supérieur à ce que le monde entier pourrait supporter, parce que si maintenant les problèmes sont en Syrie - à savoir le dernier bastion de la laïcité, de la stabilité et de la coexistence dans la région - l’effet domino qui en résulterait affectera le monde de l'océan Atlantique à l'océan Pacifique. Et vous savez quelles en seraient les implications sur le reste du monde. Je ne pense pas que l'Occident se dirige dans cette direction. Si jamais cela devait arriver, nul ne peut prédire la suite.

 

Q.Monsieur le Président, vous reprochez-vous quoi que ce soit ?

R. Il est normal de vous attendre à commettre des erreurs à chaque prise de décision, sinon vous n'êtes pas humain.

 

Q.Quelles seraient vos plus graves erreurs ?

R. Franchement, elles ne me viennent pas à l’esprit en cet instant. Avant même de prendre une décision, je considère toujours qu’une partie de celle-ci pourrait être une erreur. Mais on ne peut juger ses erreurs à chaud. Parfois, et notamment en période de crise, on ne peut distinguer ce qui est juste de ce qui est faux qu’une fois le problème surmonté. C’est pourquoi, je ne serai pas objectif si je parlais de mes erreurs en ce moment, puisque nous sommes en plein milieu de la crise.

 

Q.Vous n’avez donc pas encore de regrets ?

R. Non, pas actuellement. C’est quand tout devient clair que vous pouvez parler de vos erreurs, certainement qu’il y en a, et c’est normal.

 

Q.Si nous étions le 15 Mars 2011, lorsque les manifestations ont commencé à se développer et à s'intensifier, quelles sont les choses que vous auriez faites différemment ?

R. J’aurai fait ce que j'ai fait le 15 Mars.

 

Q.Exactement la même chose?

R. Tout à fait. J’aurai demandé à toutes les parties de s’engager dans le dialogue et de faire barrage aux terroristes, car c’est ainsi que les choses ont commencé. Les manifestations ont servi de couverture à des combattants qui ont fait feu sur des civils et des militaires à la fois. Peut-être qu’au niveau tactique, il aurait fallu agir autrement, mais en tant que président, vous n’êtes pas tacticien et prenez vos décisions à un niveau stratégique, ce qui est d’un ordre différent.

 

Q.Monsieur le président Al-Assad, comment vous voyez-vous dans une dizaine d’années ?

R. Je me vois à travers mon pays. Je ne peux pas me voir moi-même. Je peux voir mon pays. Je peux me voir à travers lui.

 

Q.Vous vous voyez en Syrie ?

R. Absolument. Je ne peux être qu’en Syrie. Je ne parle pas de la fonction. Je ne m’y vois pas en tant que président ou autre. Ce n’est pas mon souci. Je me vois dans ce pays, comme dans un pays sûr, stable et plus prospère.

 

MmeSophie Shevardnadze : Merci M. le Président Bachar al-Assad pour cet entretien accordé à Russia-Today.

M. le Président Bachar al-Assad : Merci à vous pour être venue en Syrie.


http://www.youtube.com/watch?v=UiS8XcWFbfU
http://www.youtube.com/user/RussiaToday

Vidéo transcrite et traduite par Mouna Alno-Nakhal [Biologiste]
10/11/2012

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Interligne vert mordoré


Notes

 

1 – La « colonne de Nuée »

  Ce nom de code, à connotation biblique, n’a pas été choisi au hasard pour symboliser l’agression de Gaza par Israël, mais choisi en référence à "l'histoire" de Moïse transmise par la Torah... La Nuée est le lieu de la Présence divine : Yahveh au sein de la Nuée aurait conduit la poignée d'Hébreux, dirigés par Moïse, à la victoire sur Pharaon (et à sa destruction... ici Gaza) lors du mythique passage de la Mer Rouge ; puis la Nuée les aurait conduit 40 ans à travers le désert (manne et eau) jusqu'aux portes de Canaan, où là encore, leur Dieu Yahveh (décidément bien à leur image) leur a donné la victoire par les armes !

   Dans le cas présent, Dieu, qui depuis 2000 ans a révélé un autre visage aux hommes, a dû déserter la "Colonne de Nuée" de Tsahal pour des lieux moins meurtriers et plus paisibles..

   A leur  grande fureur, les généraux et les dirigeants israéliens ont donc mis fin à leur agression, lorsque Obama a "sifflé la fin de la partie" : ses nouvelles options géopolitiques ne coïncidant plus avec celles de Netanyahu... Du Caire le 21 novembre 2012, avec à ses côtés le Ministre égyptien des Affaires étrangères, Hillary Clinton a annoncé la trêve à Gaza : c'est à dire l'arrêt de l'offensive israélienne : lire  à ce sujet l'article du Monde

http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2012/11/21/gaza-accord-entre-israeliens-et-palestiniens-pour-une-treve_1793949_3218.html 

 

 

2 – Le « Protocole » de Doha

 

   Réunis à Doha au début novembre, l’omniprésent et bien connu Cheikh Hamad ben Jassem Al Thani pour le Qatar ; Robert Ford  ancien ambassadeur des États-Unis en Syrie ; Riad Seif  le délégué du Conseil d’Istanbul ; Ahmet Davutoğlu le ministre des affaires étrangères turc ; Cheikh Abdullah bin Zayed Al Nahyan le ministre des affaires étrangères des Émirats arabes Unis, ont concocté protocole d’accord aux clauses scélérates pour faire disparaître la  Syrie en tant qu’Etat national et souverain.

 

  Les « opposants » syriens présents à Doha ont été sommés de s’entendre sur ce Protocole, par leur principal bailleur de fonds le Cheikh Al Thani.

 

Les sponsors de la réunion de Doha ont alors nommé Ahmed Moez Al-Khatib, chef de la nouvelle coalition d’opposants syriens  en remplacement du CNS, trop dépendant du Quai d’Orsay pour le goût US. Dans la foulée, le Président Hollande s’est aussitôt empressé de reconnaître ces nouveaux faux  « Amis de la Syrie »  comme les  seuls représentants de la Syrie !!! Obama et Cameron se sont montrés plus circonspects, on se demande bien pourquoi ???

Washington a reconnu cette nouvelle coalition quelques semaines plus tard...

 

  Voici donc ces clauses. Elles ne peuvent que renforcer le Président Bachar Al-Assad, son gouvernement, l’Armée Syrienne et tous les Syriens dans leur détermination à libérer leur pays de tous ces prédateurs étrangers qui veulent les asservir.

 

1- réduction du nombre des soldats de l’armée syrienne à 50 000


2- la Syrie ne pourra faire valoir son droit à sa souveraineté sur le Golan que par les moyens politiques. Les deux parties signeront des accords de paix sous l’égide des Etats-Unis et du Qatar


3- la Syrie doit se débarrasser, sous la supervision des Etats-Unis, de toutes ses armes chimiques et bactériologiques et de la totalité de ses missiles. Cette opération doit se dérouler sur les terres de Jordanie


4- annulation de toute revendication de souveraineté sur Liwa Iskandaroun et désistement au profit de la Turquie de certains villages frontaliers habités par les Turkmènes dans les «mouhafadhas» d’Alep et d’Idlib


5- renvoi de tous les membres du Parti des travailleurs du Kurdistan, ceux recherchés par la Turquie lui seront livrés. Inscription de ce parti sur la liste des organisations terroristes


6- annulation de tous les accords et conventions signés avec la Russie et la Chine dans les domaines des forages du sous-sol et de l’armement


7- permettre le passage à travers le territoire syrien d’un gazoduc qatari à destination de la Turquie puis de l’Europe


8- permettre le passage à travers le territoire syrien des conduites d’eau en provenance du barrage Atatürk et à destination d’Israël


9- le Qatar et les Emirats arabes unis s’engagent à reconstruire ce qui a été détruit par la guerre en Syrie à la condition que leurs sociétés aient l’exclusivité de la reconstruction et de l’exploitation du pétrole et gaz syrien


10- gel des relations avec l’Iran, la Russie et la Chine


11- rompre les relations avec Hezbollah et les mouvements de résistance palestinienne


12- le régime syrien sera islamique et non salafiste


13- le présent accord entrera en application dès la prise du pouvoir» (par l’opposition, Ndlr).

 

Sources

 

MediaBeNews

 http://mediabenews.wordpress.com/2012/12/06/protocole-de-doha-fin-de-letat-syrien/

 

Qui est Ahmed Moez Al-Khatib, chef de la nouvelle coalition anti syrienne ? Des informations  ICI

 

 

 Ceux qui ont vendu leur pays la Syrie - Doha novembre 2012 - Cliquer sur la photo pour l'agrandir : http://mediabenews.files.wordpress.com/2012/12/196670723.jpg?w=594&h=250&crop=1

 

 

  Pour aller plus loin :

 Une analyse parue sur le site Mondialisation ca, hier 10 décembre aprés la publication de l'article ci-dessus :

Syrie : Les coulisses parisiennes du conclave de Doha !


 

Interligne vert mordoré

 

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22 novembre 2012 4 22 /11 /novembre /2012 18:16

 

Les ruines des immeubles gouvernementaux donnent un apercu de la violence de l'agression israélienne sur la Bande de Gaza depuis l'assasinat ciblé Ahmed Al-Jaabari le 14 novembre 2012 - Une trêve est intervenue le 21 novembre à 21 heures ( heure locale)Gaza md0.libe.comGaza  novembre 2012 - Ruines des immeubles gouvernementaux

Cliquez sur la photo pour l'agrandir

 

 

Fil barbelé

 

 

 

Serge Grosswak UJPF 523400

FREE GAZASerge Grossvak  est un citoyen français de confession juive. Il se présente  lui-même ainsi sur son blog :

« communiste unitaire, juif pacifiste, ancien Conseiller Municipal de Groslay (95), Directeur de Centre Social »


  Le 20 novembre  2012, Serge Grossvak a publié sur le site de l’UJPF  une lettre adressée au Président Hollande intitulée :


« Monsieur le Président, je vous écris une lettre »

 

 

 

 

Monsieur le Président, je vous écris une lettre

mardi 20 novembre 2012 par Serge Grossvak

 

Monsieur le Président,

 

Monsieur le Président de la République, je remets entre vos mains qui peuvent tant une demande pour des humains qui n’en peuvent plus.

 

Monsieur le Président, j’ai reçu un message par internet de mon ami Ziad Medhouk. Mon ami qui demeure à Gaza. Mon ami poète et brillant enseignant de français. Mon ami sous les bombes, cette fois encore, et encore, et toujours. Mon ami enfermé et sans pays, ailleurs qu’en son cœur.

 

Monsieur le Président, ce soir j’ai reçu un e-mail de mon ami. Un e-mail terrible, un e-mail horrible. Il me dit que l’immeuble qui jouxte le sien a été soufflé par les bombes. Il me dit que, lui qui ne pleure jamais, pleure aujourd’hui les larmes de son corps. Il me dit que dans cet immeuble de 5 étages qui n’existe plus vivait la famille Dalou. Dans cette immeuble pulvérisé, 12 morts, 12 cadavres, 12 horreurs. Et une montagne de larmes et de souffrances. Et le regard sans âme d’une barbarie méprisante…

 

Monsieur le Président, vous n’avez pas le temps, je ne vous parlerai pas des blessés, pas des angoisses, pas des deuils impossibles, pas même de tous ces morts. Je vous parlerai des enfants, juste des enfants… Vous aurez bien un tout petit peu de temps, pour des enfants, pour ces obscurs enfants entrés dans la mort. Il est important que vous pensiez à eux, eux pour qui il est trop tard. Pour eux vous ne pouvez plus rien. Puis vous pensez aux autres, envers qui vous pouvez tant.

 

Monsieur le Président, j’ai vu ces enfants, ces enfants sortis des photos, sortis de ce trou et des gravats souvenir de ce qui fut un immeuble de vie. Je vois ce sauveteur, ce voisin, ce parent (?) sortant ce petit corps pantelant. Sur une autre photo je vois un brancard, un pauvre brancard tout petit où sont posés collés l’un à l’autre ces corps minuscules, comme endormis, comme se touchant l’un l’autre pour se rassurer, comme pour se dire que ce n’est que la mort.

Monsieur le Président, ne me dites pas que vous ne pouvez rien. Que vous compatissez mais ne pouvez rien.

 

Monsieur le Président, je dois aussi vous parler de Nathan Blanc. Il a 19 ans et demeurait à Haïfa. Il est israélien. Aujourd’hui il demeure en prison. Nathan n’avait pas connaissance de ce témoignage de Ziad, mais il savait ce qui était en train d’advenir. Nathan a eu le courage de dire non, au prix de la prison.

 

Monsieur le Président, vous ne pouvez pas abandonner Nathan, ce tout jeune pacifiste israélien, et dans le même mouvement tourner le dos à mes amis israéliens, juifs comme moi, qui ont le courage d’affronter cette folie guerrière. Au nom de mon pays la France, au nom de ce pays qu’ont rejoint mes grand parents avec un énorme espoir de liberté et de dignité vous devez vous engager, clairement, fermement. Monsieur le Président, les pacifistes israéliens attendent de nous, les pacifistes palestiniens attendent de nous. N’abandonnez pas au désespoir Leïla Shahid confrontée au mur colonial.

 

Après l’horrible opération « plomb durci » qui avait vu le massacre d’un habitant sur 1000, 5 sur 1000 blessés, le « crime de guerre voir contre l’humanité » avait été évoqué. Et puis rien. Et puis le silence. Et puis pas de Tribunal. Alors, alors ça recommence, cette danse macabre des êtres sans conscience, sans dignité, sans humanité. Monsieur le Président, les silences, les lâchetés, libèrent les bêtes sauvages. Monsieur le Président, le silence est un crime de lâcheté. Simplement appeler à « de la retenue » est un silence, une fuite devant les responsabilités.

Monsieur le Président, vous pouvez tant pour mettre fin à cette horreur. Vous pouvez clamer que la France ne se taira plus, que ça suffit. Vous pouvez affirmer l’engagement de la France pour l’application du Droit International, sans faiblesse, pour que la Palestine entre à l’ONU, pour que les frontières intégrales de 67 soient reconnues et imposées.

 

Vous pouvez, Monsieur le Président, appeler à la convocation du Tribunal International que ceux qui commettent ces morts répondent de leurs actes.

 

Monsieur le Président, la paix demande du courage. La paix demande de la détermination. La paix demande du Droit. En vous honorant d’œuvrer pour le Droit vous défendrez la vie, vous porterez la place et l’histoire de notre pays.

 

Serge Grossvak


Le 19 novembre 2012

 

 Source : http://www.ujfp.org/spip.php?article2472

 

 

 

Colombe de la paix Pablo Picasso 1962

   Laissera-t-on enfin une chance à la Paix pour s'établir sur la terre de Palestine déchirée et meurtrie  depuis tant d'années.

   Une trêve est intervenue hier soir mercredi 21 novembre 2012 entre Israël  et le Hamas pendant que  l'Armada israélienne campait aux frontières de Gaza. Il y a eu un grande agitation diplomatique pour obtenir que Gaza cesse de se défendre ; ceux qui ont l'habitude de ne pas faire de vagues, comme les trois petits singes de l'image ci-dessous, ont été les premiers à sortir de leur torpeur pour s'agiter en faveur des Gazaouis.. ? Des Hébreux...? Devinez ?

 

 

730 SINGES SYMBOLES AVEUGLE SOURD MUET SYMBOLIQUE

 

   Le Monde, et tous les médias, annonçaient hier cette trêve notant "le rôle crucial de l'Egyte"...   Il faut noter aussi la présence très significative de la secrétaire d'État US, Hillary Clinton, au côté du ministre égyptien des affaires étrangère,s Mohamed Kamel Amr, lors de leur conférence de presse annonçant la trêve, mercredi. 

  

   On peut aussi admirer Madame Clinton  ICI  , lors de sa visite à Mahmoud Abbas, pendant que l'offensive d'Israël ravageait Gaza, que sa marine et son aviation pilonnaient  Gaza sans grands risques : il suffit de constater le bilan pour prendre la mesure des "forces"  qui s'affrontent ... L'image de "David et Goliath".... inversée.

 

 Prions pour que cette trêve ne soit pas rompue !

 

   À Gaza, on se réjouit de l'arrêt des bombardements  et on panse ses plaies une fois de plus...

           ... Pendant qu'en Israël, certains "grincent des dents" et se font menaçants.    GUYSEN publiait, ce jour, les informations suivantes :


[  Jeudi 22 novembre 2012

01:33     Mofaz déclare : la prochaine manche à Gaza n'est qu'une question de temps (Guysen.International.News)
Le Chef de l'opposition, Shaul Mofaz, estime que les objectifs n'ont pas été atteints, que le prochain cycle d'attaque n'est qu'une question de temps

Mercredi 21 novembre 2012

23:17     Haim Ramon : Netanyahou a promis de renverser le Hamas, mais il est devenu plus fort que jamais (Guysen.International.News)
Haim Ramon, le 1er vice-premier ministre, a attaqué la fin de l'opération Pilier de défense et l'accord de cessez le feu entre Israël et les Palestiniens : «Il est clair que l'opération n'a pas atteint ses objectifs. Le Hamas est renforcé comme jamais».

23:02     Cessez-le-feu à Gaza : maire d'Ofakim : "Ces accords ne sont que sur le papier, pas à long terme" (Guysen.International.News) ]

 

 

 

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16 novembre 2012 5 16 /11 /novembre /2012 23:02

 

 

 l'Offensive terrestre sur Gaza en Janvier 2009 - En trois semaines,l'oprération Plomb durci combinant raids aériens et attaques terrestres a fait environ 1400 morts parmi les habitants de Gaza (bébés, enfants, femmes, civils, vieilles personnes et résistants confondus) et 13 victimes chez les assaillants hébreuxl ... et en 2012 ? - En trois semaines,l'oprération   En ce mois de novembre 2012, que réserve Netanyahu à la population de Gaza en déchaînant son "rouleau compresseur" qualifié  mensongèrement de "Pilier de défense" !!!

 

 

 

Signet hr2-copie-1

 

 

 Le Site ASSAWRA publie aujourd'hui le cri de détresse de Monsieur Ziad Medoukh, habitant de Gaza pour que des gens courageux fassent enfin quelque chose, interviennent auprès de leurs dirigeants pour que cessent l'injustice et les exactions d'israël envers le Peuple Palestinien et ses habitants de Gaza enfermés dans une prison à ciel ouvert, ciel sans cesse violé par les avions ou les drones israéliens depuis plusieurs années...

 

TROP c'est TROP !

 

N'ayons pas peur de dire la vérité

et de dénoncer les exactions d'Israël envers les Palestininiens

sous le fallacieux prétexte d'assurer sa sécurité,

 de dénoncer aussi l'indifférence pour ne pas dire la complicité

de certains dirigeant occidentaux.

 

 

Un appel gazaoui désespéré à une communauté internationale complice

 

Image Assawra 16-11-2012 arton1527-3f8ad

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


vendredi 16 novembre 2012, par La Rédaction

 

Cet appel est adressé par un simple citoyens palestinien de Gaza à la communauté internationale officielle qui ne se décide pas à réagir afin de mettre fin à l’agression israélienne poursuivie contre la population civile de Gaza , agression qui a fait des dizaines de morts et des centaines de blessés, en majorité des civils.

 

Je sais bien que cet appel ne sera pas entendu par ces pays et par ces organisations internationales, qui ferment les yeux devant les attaques israéliennes permanentes contre les enfants et les femmes de Gaza.

 

Mais, devant le sang de nos enfants et de nos femmes qui continue de couler sur la terre de Gaza,

 

Mais, devant les corps déchiquetés de ces civils palestiniens innocents, tombés suite à des bombardements israéliens aveugles,

 

Mais, au nom des Palestiniens de Gaza qui souffrent de cette escalade militaire israélienne, je m’adresse :

 

Au Conseil de sécurité qui prétend assurer la sécurité dans le monde : à Gaza, les habitants ne trouvent d’abris pour échapper aux raids israéliens intensifs lancés toutes les cinq minutes sur des maisons appartenant à des civils, elle est où cette sécurité ?

 

Aux Nations-Unies qui essayent d’assurer la paix dans le monde entier : jusqu’à quand l’impunité de cet état israélien hors la loi, qui agresse les Palestiniens tous les jours, et qui assassine la paix au mépris de toutes les décisions internationales ?

 

Aux Etats-Unis, le plus grand pays du monde : jusqu’à quand va-t-il soutenir l’état d’Israël dans toutes ses violations des droits des Palestiniens ?

 

A l’Europe, au nom des droits de l’homme et la démocratie : c’est vous qui avez encouragé cet état agressif à continuer sa politique coloniale, cet état qui bafoue les droits les plus fondamentaux des Palestiniens. Au lieu de sanctionner cet état d’apartheid, vous êtes en train de défendre et de justifier ses attaques.

 

Aux pays du printemps arabes, au nom de vos révolutions et de votre nouveau pouvoir basé sur le changement : pourquoi laissez-vous les Palestiniens de Gaza seuls et abandonnés dans leur prison à ciel ouvert, face à la lâcheté et la barbarie de cette armée aveugle ?

 

Puisque vous ne bougez pas, puisque vous ne réagissez pas, puisque vous n’arrivez ni à dénoncer ni à critiquer Israël, cet état colonial va poursuivre ses attaques, et sa guerre contre les civils de Gaza.

 

Vous avez perdu votre crédibilité, et vous êtes en train de laisser notre région à l’arbitraire de cet état qui se moque de vous et de vos décisions.

 

Heureusement, qu’en ce monde, il y a des personnes de bonne volonté et une société civile consciente qui se mobilisent pour que cesse la violence israélienne contre Gaza et contre la Palestine.

 

Halte aux massacres israéliens à Gaza, et halte à cette communauté internationale impuissante.

 

Ziad Medoukh
Vendredi, 16 novembre 2012

 

 Sources à consulterhttp://www.assawra.info/spip.php?article1527

 

                                      http://www.assawra.info/

 


 

 

Signet hr2-copie-1

 

 

Jeune enfant sur les ruines à Gaza en 2009 après PLOMB DURCI en 2009- Image postée par Jamesinparis sur Mediapart:blueskyboy

 Voilà à quoi ressemblera Gaza dans quelques jours !

 Avec de jeunes enfants palestiniens pleurant de peine et d'effroi sur les ruines de leurs maisons...

 Et qui d'entre nous pourra prétendre ne pas savoir ?

 

Signet hr2-copie-1

 


Etoile captive

 

 Quelques réflexions sur la guerre  et "La folie des hommes" en cliquant sur la vignette  ci-contre :

guerre 1

 

 

 

Etoile captive

 

  Un dossier sur Gaza en cliquant sur la vignette  ci-dessous :

 

dossier Gaza

 

 

 

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5 septembre 2012 3 05 /09 /septembre /2012 15:30

 

Enluminures L 2bis l

 

ettre ouverte d’un prêtre arabe de Syrie

                       à Sa Sainteté le Pape Benoît XVI

 

 30 juillet 2012

 

Signet Fleurettes rouges 0uug52bf

 

 


Sainteté, Mon Père,


Depuis quelques jours, je me sens comme poussé par l’idée de vous écrire, pour vous parler de fils à père.

 

Ce n’est pas la première fois que je vous écris, bien que mes quatre lettres précédentes soient restées sans réponse, tant celles que je vous ai adressées par l’entremise de la Nonciature Apostolique à Damas, que celles publiées sous forme de lettre ouverte.


Si vous désirez savoir ce qui me pousse à vous écrire, je vous dirai en toute franchise que je n’écris pas dans l’espoir d’obtenir une réponse ou une prise de position. En fait, il s’agit pour moi de répondre à un appel intérieur que j’ai ressenti, pendant que je célébrais la Divine Liturgie, il y a quelques jours, en l’église Notre-Dame de Damas, où je suis en service depuis 1977. En effet, tandis que je lisais l’Évangile, les paroles de Jésus, aussi belles que décisives, sur les fauteurs de scandale à l’égard d’un seul enfant, me firent l’effet d’un choc terrible. Il s’agit du commencement du chapitre (18) de St. Mathieu. On y lit :


« En ce moment, les disciples s’approchèrent de Jésus, et dirent : Qui donc est le plus grand dans le royaume des cieux ? Jésus ayant appelé un petit enfant, le plaça au milieu d’eux, et dit : Je vous le dis en vérité, si vous ne vous convertissez et si vous ne devenez comme les petits enfants, vous n’entrerez pas dans le royaume des cieux. C’est pourquoi, quiconque se rendra humble comme ce petit enfant sera le plus grand dans le royaume des cieux. Et quiconque reçoit en mon nom un petit enfant, comme celui-ci, me reçoit moi-même. Mais si quelqu’un scandalisait un de ces petits qui croient en moi, il vaudrait mieux pour lui qu’on suspendît à son cou une meule de moulin, et qu’on le jetât au fond de la mer.
Malheur au monde à cause des scandales ! Car il est nécessaire qu’il arrive des scandales ; mais malheur à l’homme par qui le scandale arrive ! »


Sainteté, Mon Père,


Je lisais ces versets de l’Évangile, quand je me suis surpris à vous poser, en mon for intérieur, à vous personnellement, et à travers vous, à tous les responsables des Églises d’Occident, une seule, mais impérative question. La voici :

 

Si Jésus considère que quiconque perturbe un seul enfant, mérite qu’on lui pende au cou une meule de moulin, et qu’on le précipite au fond de la mer, quel devrait être le sort de celui qui planifie et met à exécution depuis des dizaines d’années, des politiques programmées, qui ne visent en fait qu’à condamner des dizaines de millions d’enfants, à travers le monde, principalement dans le monde arabe et musulman, avec tous les leurs : pères, mères, frères, soeurs et grands-parents, à la terreur, à la famine, à la déshumanisation, aux maladies et à l’errance ?


Une telle question a de quoi mettre en relief, la différence terrible qui existe entre l’appel splendide de Jésus à honorer et sauver tout enfant sur terre d’un côté, et ce qui me paraît, à moi prêtre arabe catholique, être un mépris total de la part des Églises d’Occident de l’autre, du fait de leur silence consternant, face à ce que leurs gouvernements font subir au monde entier !


L’Église n’est-elle pas donc "colonne de vérité", comme l’a décrite St. Paul ? Qu’est-ce qui justifierait son existence, si elle ne clame pas la vérité ?

 

Je sais que mon langage vous surprendra et vous causera de la peine. Je suis assuré que nul ne vous a tenu et ne vous tiendra, ni dans les Églises d’Orient, ni dans celles d’Occident, le langage que je vous ai tenu dans le passé, et que je vous tiens aujourd’hui.


En outre, me serait-il permis d’avouer en public que ce que je dis en ce moment, je l’ai toujours porté depuis des dizaines d’années, comme une croix lourde ?

Que de fois j’ai essayé d’en parler à de nombreux dignitaires ecclésiastiques, en Orient d’abord, puis au niveau des Églises occidentales, depuis ma première rencontre en 1955, à Lyon, avec ce saint évêque, "Alfred Ancel", du temps où il était supérieur de la Société des prêtres du Prado !

 

Il m’en coûte infiniment de déclarer pour la première fois, qu’il fut le seul à avoir essayé, avec humilité, ouverture et douleur, de connaître la vérité sur ce que l’Orient arabe a eu à endurer et continue d’endurer, par suite de la domination de l’Occident, et de ses complots successifs.

Oui, il fut le seul parmi les nombreux cardinaux, évêques et théologiens, français et autres, à qui j’ai, en vain, tenu à écrire et rencontrer personnellement, tels que "Henri de Lubac", "François Marty", "Don Helder Camara", "Jean-Marie Lustiger", "Yves Congar", "Joseph Duval", "Roger Etchégaray", "Pierre Poupard", "Jean-Pierre Ricard", "Guy de Kérimel".


Ici, je ne puis, moi prêtre arabe catholique, qu’admirer la sincérité, le courage et l’humilité du Pape Jean-Paul II. Il a osé inviter toute l’Église catholique en Occident, à réviser toute son histoire passée, pour demander pardon à Dieu et aux hommes à la fois, par suite des glissements, des erreurs, et même des péchés où elle s’impliqua, ou s’y laissa entraîner, à cause de sa collusion tenace, totale ou partielle, avec les pouvoirs temporels, ainsi que par suite de ses conflits, longs et parfois sanglants, avec ces mêmes pouvoirs, à différentes époques et dans différents pays.

 

En plus, Jean-Paul II se jucha au sommet de l’honnêteté et de la transparence, quand il encouragea son ami, le journaliste italien Luigi Accattoli, à condenser ses 94 déclarations, toutes aussi importantes, touchant ce passé regrettable, pour les publier en 1997.

 

Et ce livre parut en trois éditions à la fois, italienne, anglaise et française, avec ce titre choquant : "Quand le Pape demande pardon" !

 

Il est vrai que ce livre arrivait trop tard. Mais il est là !

 

Qu’est-ce donc qui empêche toutes les Églises Occidentales, depuis de bien longues années, de s’en prendre à ces politiques injustes, inhumaines, que l’Occident pratique systématiquement, dans une soumission aveugle et écoeurante au Sionisme international ? Et si l’un ou l’autre des responsables ecclésiastiques en Occident, n’a pas le courage, pour une raison ou pour une autre, de prendre les positions qui s’imposent, qu’est-ce qui vous empêche, vous

 

Autorité Suprême dans l’Église Catholique, de pratiquer votre droit et votre devoir pour défendre les damnés de la Terre ?... Seriez-vous donc en attente, dans des centaines d’années, d’un nouveau Jean-Paul II, pour demander à nouveau pardon à Dieu et aux hommes, pour le péché de massacres ou d’expulsion des Arabes Chrétiens, d’un Orient qu’ils avaient rempli de vie durant des centaines d’années, et où ils avaient vécu en convivialité avec les musulmans et les juifs, contrairement à ce qui se passait en Occident, où les chrétiens s’obstinaient à s’entrégorger pendant des centaines d’années ?


Sainteté, Mon Père,


Excusez-moi pour avoir été long. Cependant, il est encore trois points, que je me dois de soulever avant de terminer cette lettre.


Le Premier Point m’accule à m’interroger franchement sur les Composantes des divers organismes, administratifs, juridiques, spirituels, représentatifs et médiatiques, qui composent le Vatican, tant à Rome qu’à travers le monde. Or ces composantes ne seraient-elles pas soumises, comme dans toute institution humaine très antique, à des facteurs de suffisance, de vanité, de partialité, d’inertie, voire d’exploitation personnelle ? Or le Vatican est connu pour être, sans conteste, la plus ancienne institution au monde. Si donc mes craintes de prêtre catholique se trouvent, même partiellement, justifiées au niveau du Vatican, ne serait-il pas nécessaire de se hâter de réviser toutes ses administrations, au Vatican et à travers le monde ? Je précise que cela concerne aussi le choix de ses représentants, de façon à mettre un terme à la prédominance des occidentaux, particulièrement les italiens, et à offrir une large possibilité aux représentants qui appartiennent à différentes nationalités et cultures, dont les arabes.


Le Second Point touche l’antisémitisme multiséculaire et anti-évangélique, qu’ont pratiqué les Sociétés et les Églises en Occident, à l’égard des juifs. Je crains au plus haut point que cet antisémitisme n’ait plongé tout l’Occident, et particulièrement ses églises, dans un complexe de culpabilité qui a fini par les enchaîner, voire par les pousser à justifier toutes ces politiques d’occupation, de destruction, de rapine, d’assassinat et d’expulsion, que pratiquent les Israéliens, et avec eux leurs valets que sont les leaders occidentaux, et qui toutes, touchent le monde arabe et musulman depuis cent ans, et la Palestine depuis plus de 70 ans. Quant à la guerre cosmique, sans précédent, menée depuis 17 mois contre la Syrie, elle n’est, selon leur souhait, que le dernier maillon de ce plan infernal.

 

Y aurait-il aujourd’hui, en Occident, un seul responsable ecclésiastique, qui oserait croire qu’il y a dans le silence de ces églises, de quoi réparer le terrible péché d’antisémitisme perpétré durant tant de siècles ? N’y aurait-il pas plutôt dans ce silence même, un nouveau et plus grave péché, qui rend l’Église d’Occident, d’une façon ou d’une autre, complice des crimes de l’Occident et du Sionisme à la fois ?


Le Troisième et dernier Point concerne l’attitude des Églises d’Orient et d’Occident vis-à-vis de l’Islam et des musulmans. Ici, dans mon souci d’éviter tant d’équivoques qui se sont produits dans le déroulement de l’histoire, tant des chrétiens que des musulmans, tout comme dans le déroulement de l’histoire de tous les peuples, je juge de mon devoir de rappeler un événement historique vraiment typique, dont seul l’Islam peut se prévaloir. Car, en fait, l’Islam, lors de sa conquête de la Syrie, de l’Égypte et de l’Espagne, a inauguré un type de relation avec les pays conquis, que n’a connu aucun autre conquérant, ni avant lui, ni après lui. En effet, il a su se comporter avec les habitants chrétiens de tous ces pays, ainsi qu’avec les juifs, avec magnanimité, grandeur d’âme, sagesse et clairvoyance. Aussi a-t-on dit que l’Islam Syrien est un Islam modéré, quant à sa foi, son comportement et sa convivialité avec les non-musulmans.

 

Or la guerre menée ces temps-ci contre la Syrie, se propose d’y provoquer une guerre de religion entre musulmans et chrétiens d’un côté, et même une guerre de religion entre les musulmans eux-mêmes, de l’autre. N’est-ce pas d’ailleurs cela qu’a dit expressément Mr Kissinger, quand il a déclaré, il y a trois mois : « Il nous faut détruire l’Islam Syrien, car c’est un Islam modéré » ?

 

Ici je trouve que les Églises du Monde Arabe se doivent en premier lieu de sauver aussi bien l’Islam modéré, que les arabes chrétiens. Elles se doivent aussi de chercher à sauver l’Occident poussé par le Sionisme, à mener une guerre ouverte contre l’Islam modéré, et à fomenter un Islam extrémiste, qui ne tardera pas à le submerger à son tour, par son extrémisme et sa violence. En conséquence, les Églises d’Orient sont dans la nécessité d’unifier leurs positions en toute honnêteté et avec courage. Il est déjà tard. Elles devraient donc s’entourer d’une élite d’historiens, de penseurs et d’experts en politique, aussi bien chrétiens que musulmans, pour délivrer enfin un programme de pensée et d’action, en ces circonstances, exceptionnelles et décisives. Il est à souhaiter que ce programme soit adopté, totalement ou partiellement, par le synode extraordinaire qui se tiendra à Rome sous votre présidence, le 10 Novembre prochain.

 

Car cette affaire ne devrait pas être laissée aux mains de gens qui, comme lors du "Synode pour l’Orient" qui s’est tenu à Rome le 10/11/2010, risquent, dans leur ensemble, de ne pas comprendre que le sort du monde dépend de la qualité des relations entre l’Occident d’un côté, et le Monde Arabe et Musulman de l’autre.


Sainteté, Mon Père,


Je vous prie de m’excuser, car j’ai été long et franc. Je sollicite de votre Sainteté une bénédiction d’amour pour le Monde Arabe et Musulman, et un mot fort de vérité pour un Occident "séduit par le matérialisme, la sensualité et la célébrité, au point d’avoir presque perdu les valeurs".


Sainteté, Mon Père,

Veuillez agréer mon affection et mon respect filiaux.


Pr. Elias ZAHLAOUI
Église Notre-Dame de Damas
Koussour – Damas, le 30/7/2012

 

Source :

http://www.mondialisation.ca/lettre-ouverte-d-un-pr-tre-arabe-de-syrie-sa-saintet-le-pape-beno-t-xvi/

 

 

 

Signet Fleurettes rouges 0uug52bf

 

Père Elias Zalhaoui - http://www.soufanieh.com/IMG/pez.ukraine.jpg

   etoile 107 Depuis des mois et même des années, le père Elias Zalhaoui, prêtre de l’Eglise Notre Dame tente d’attirer la compassion du Vatican et des évêques d’Occident sur le sort des populations chrétiennes aussi bien que musulmanes ou juives, vivant en Orient  depuis un siècle.  Ses appels ne semblent guère recueillir d’écho, comme le montre l'émouvante et admirable lettre ouverte qu’il vient d’adresser au Souverain Pontife fin juillet.

 

   etoile 107 Il n’empêche, il faut que certaines choses soient dites : cette lettre les exprime en toute clarté et vérité. Elle rappelle opportunément que tous les chrétiens et en particulier le Pape et les Evêques se doivent être les serviteurs de l’Evangile  et donc de leurs frères humains sans exclusive… Certains silences sont criminels.

 

    Cette lettre et/ou des extraits ont été publiés  par quelques sites alternatifs dont

 

http://www.dieumaintenant.com/lettreouverte.html 

 

http://www.geostrategie.com/?s=P%C3%A8re+Elias&submit.x=39&submit.y=13

 

http://www.silviacattori.net/article3508.html

 

  etoile 107 Le Père Elias vit en Syrie au milieu de ses concitoyens, il partage leur quotidien. Subissant sanctions sur sanctions économiques depuis 2004, les Syriens vivent depuis 18 mois les horreurs d’une guerre par procuration, menée par des mercenaires et des milices terroristes à la solde de la Coalition qui a détruit la Libye il y a un an… Le Père Elias sait donc de quoi il parle.

  

SMILEY grognon  Il a écrit pas moins de trois lettres en 2011 à Alain Juppé, alors en charge du quai d’Orsay pour l'alerter sur la situation réelle de son pays.

    Il a écrit aussi en juillet 2012 au  Président Hollande et n’en a reçu pour réponse de ce dernier, que les déclarations publiques pleine d’arrogance contre la Syrie et son président, et celles, encore plus outrancières et inadmissibles, de Laurent Fabius digne successeur de Juppé : « Plus ça change et plus c’est la même chose ! »  


SMILEY Ambigu 3012970853 1 19 Fjx2Anbm



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27 juillet 2012 5 27 /07 /juillet /2012 21:15

 

 

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Le printemps en Syrie Photo Sana Capture Ecran

Le printemps en Syrie

 

 

Rose de Damas-crbst ROSEWEB0

 

 

 Carreau de faïence SyriePendant la campagne de la dernière Election présidentielle française, les questions de Politique étrangère n’ont pas été abordées : seule la promesse de rapatrier les troupes française d’Afghanistan a été faite par le « challenger » du Président sortant.

Au soir de sa victoire, le 6 mai le Président Hollande a tenu à Tulle un long et beau  discours, mais il n’a pas été plus disert que lors de ses meetings électoraux, sur les nouvelles orientations de cette politique qui est déterminante pour la place de la France dans le Monde et le niveau de ses alliances… Et pour cause, sur tous ces problèmes extérieurs, le Président de la République a instauré avec brio « Le Changement dans la Continuité » !

 

 Carreau de faïence SyrieNous aurions dû nous méfier pour l’avoir vu se précipiter avec ses amis (devenus ministres) au dîner du CRIF !

 Et au vu d’autres indices : la visite préliminaire de Laurent Fabius au Qatar (?), le choix de certains ministres, choix déjà élaboré avant le résultat  du scrutin, le maintien de la France dans l’OTAN, etc...

 

 Au soir du 29 mai 2012, tout espoir de changement de la politique du Quai d’Orsay à l’encontre de la Syrie a été brisé par le Président Hollande interviewé dans le journal de 20 Heures France 2

 

 On peut suivre cette interview de François Hollande dans le journal de 20H sur France 2 - 29 mai 2012 en cliquant sur la vignette écran :

 

29 mai 2012-Interview F Hollande sur Syrie- Capture

 Rose de Damas-crbst ROSEWEB0Après avoir écouté cette interview, le Père Elias Zaahlaoui prêtre syrien (Eglise Notre Dame de Damas) a écrit une lettre ouverte au nouveau Président de la République française : lettre émouvante évoquant l’Histoire douloureuse de son pays depuis un siècle, leçon de sagesse et de paix…

 Le Président Hollande daignera-t-il répondre, ou laissera-t-il cette missive sans réponse, imitant l’attitude d’Alain Juppé ?


 Les médias français n’ont guère fait écho à ce magnifique plaidoyer plein d’espoir pour une nouvelle politique mise en œuvre par la France ;


« qui repose sur les droits et devoirs de TOUS à l'égard de TOUS !

La vie, la liberté et la dignité sont pour TOUS ! »  

 

 

Rose de Damas-crbst ROSEWEB0

 

 

 Cette lettre publiée ci-dessous mérite la plus large diffusion.

 

 

 

      Je m'en voudrais, en ce 30 Mai 2012, de troubler l'euphorie de votre récent succès aux élections présidentielles, tout autant que la joie de vos électeurs, et l'espoir, après tout, des Français, maintenant que vous êtes, pour cinq ans, le Président de la République Française.


Père Elias Zahlaoui - Capture d'écran du site Pressenza

 

Pressenza Damas, 7/9/12 Aussi ai-je tenu à vous écouter de bout en bout, hier soir 29 Mai, lors de votre interview sur TV5. Je nourrissais le vague espoir de voir définitivement tournée, la politique de cirque de votre burlesque prédécesseur. À vous écouter, je me suis rapidement surpris à m'interroger sur le bienfondé de mon attente. Il m'a fallu vite déchanter. Je restais ébahi devant votre visage bon enfant, pendant que vous vous permettiez de prononcer des jugements péremptoires, sur tout et sur tous, sans la moindre nuance ni hésitation.

Mais quand je vous ai entendu parler de la Syrie et de son Président, j'ai bien cru entendre la voix même des Maîtres qui vous ont juché sur ce premier poste de France, dans l'unique but de mener à bien le projet de destruction de la Syrie, que votre prédécesseur a été incapable de conduire jusqu'au bout.

Pour une première à la Télévision, c'en était bien une! Je vous attends de pied ferme, lors des tout proches désenchantements des français. Pour ma part, vieux connaisseur de la France et des français, je me suis surpris à me dire: quelle dégringolade depuis le départ du Général de Gaulle !


Mr le Président, Avant de poursuivre, il est une coïncidence historique que je me dois de vous signaler, et que vous ignoriez sans aucun doute. Sinon vous auriez évité de vous laisser interviewer un 29 Mai! En effet, il est un autre 29 Mai, au cours duquel la France s'est misérablement déshonorée.

C'était en 1945. En ce jour même, la France "MANDATAIRE", s'est permis de bombarder le Parlement Syrien à Damas, pour ensuite laisser ses soldats noirs, assassiner les 29 gendarmes en poste dans ce haut-lieu de la démocratie. Le saviez-vous?


Mr le Président, N'est-il pas temps pour la France, et donc pour vous-même, de réfléchir pour de bon sur cette ignoble politique qui, depuis 1916, année des accords aussi secrets que honteux, appelés depuis "Accords Sykes-Picot", la conduit sur les ordres du Sionisme, à détruire la Syrie et le Monde Arabe? N'y avait-il de clairvoyant et de noble, dans toute la France d'alors, que Mr Aristide Briand, Ministre des Affaires Étrangères, pour avoir donné à votre Consul Général à Beyrouth, Mr Georges Picot, en date du 2 Novembre 1915, en prévision de ces accords, cette consigne claire et perspicace: "Que la Syrie ne soit pas un pays étriqué… Il lui faut une large frontière, faisant d'elle une dépendance pouvant se suffire à elle-même"?

Pour une Syrie "se suffisant à elle-même", et telle que l'avait déjà tracée en 1910, une carte géographique émanant de ce même Ministère des Affaires Étrangères, vous devez savoir ce qu'il en fut, après qu'elle fût amputée, au Nord-Ouest de la Cilicie, au Nord-Est de la région de Mardine, dans ce qui est l'Irak actuel, de Mossoul, à l'Ouest du Liban, au Sud de la Jordanie et de la Palestine, pour être décapitée en 1939, d'Antioche et du Golfe d'Alexandrette, offerts en cadeaux à la Turquie !

[...]

Mr le Président, Il est aussi une question capitale, que je me dois, en tant que citoyen arabe de Syrie, de vous poser, ainsi qu'à tous les "leaders" occidentaux: « Pourquoi vous faut-il systématiquement assassiner les peuples arabes et musulmans? »


Vous l'avez déjà fait en dressant, entre 1980-90, l'Irak contre l'Iran, cet Irak, dont le malheureux Saddam Houssein se faisait traiter de "Grand ami", tant par Donald Rumsfeld que par Jacques Chirac! Ce fut aussitôt après, le guet-apens du Koweït, entraînant la guerre contre l'Irak, suivi d'un blocus de (13) ans, qui a causé à lui seul, d'après les rapports américains mêmes, la mort de 1.500.000 enfants irakiens! Ce fut ensuite la chevaleresque "guerre contre le terrorisme"… en Afghanistan! Aussitôt suivie d'une nouvelle guerre contre l'Irak.


Quant à l'immortelle épopée de l'Otan en Lybie, conduite par "le général-philosophe" Bernard Henri Lévy, elle vint à nouveau compléter ces horreurs, sous prétexte de protection des droits de l'homme! Et voici que depuis 15 mois, tout l'Occident s'acharne contre la Syrie, oubliant une infinité de problèmes très graves, à commencer par le Conflit israélo-arabe, qui menacent réellement la survie de l'humanité !


Or toutes ces tragiques politiques occidentales, vous les pratiquez sans honte et sans vergogne, sous couvert de tous les mensonges, de toutes les duplicités, de toutes les lâchetés, de toutes les contorsions aux Lois et Conventions Internationales. Vous y avez en outre engagé ces Instances Internationales, que sont les Nations-Unies, le Conseil de Sécurité et le Conseil des droits de l'homme, alors qu'elles n'ont existé que pour régir le monde entier vers plus de justice et de paix!

Seriez-vous donc, en Occident, en train de nourrir l'espoir stupide de mettre fin de cette façon à l'Islam? Vos savants et vos chercheurs ne vous ont-ils pas fait comprendre que vous ne faites que provoquer un Islam outrancier, que vous vous obstinez d'ailleurs à financer, à armer et à lâcher avec nombre de vos officiers, un peu partout dans les pays arabes, et surtout en Syrie? Ne vous rendez-vous pas compte que ce faux islam se retournera tôt ou tard contre vous, au coeur de vos capitales, villes et campagnes?


Pour tout cela, laissez-moi vous rappeler, moi simple citoyen de Syrie, que cet islam que vous armez et dressez contre le Monde Arabe en général, et la Syrie en particulier, n'a rien à voir avec le véritable Islam, celui-là même que la Syrie a connu, lors de la Conquête arabe, ainsi que l'Égypte et enfin l'Espagne. Faut-il vous rappeler que les historiens occidentaux, dont des historiens juifs, ont dû reconnaître que l'Islam conquérant s'est révélé être le plus tolérant des conquérants?


Ou ne seriez-vous, leaders occidentaux, dans vos différents pays, repus d'opulence et de "grandeur", que les vils exécuteurs des projets sionistes, depuis ces fameux Accords Sykes-Picot, et l'ignominieuse "Promesse Balfour", jusqu'à ce jour, et pour longtemps, semble-t-il, toujours empressés d'apporter à Israël, tous les soutiens possibles, connus et secrets, à tous les niveaux, aussi bien politiques et diplomatiques, que militaires, financiers et médiatiques?


Oui, pourquoi vous faut-il assassiner et détruire des peuples entiers, pour qu'ISRAËL SEUL puisse enfin vivre et survivre? Est-ce de la sorte que vous cherchez à réparer votre terrible complexe de culpabilité vis-àvis des juifs, dû à un antisémitisme plus que millénaire et proprement occidental? Vous faut-il le faire au prix de l'existence même de ces peuples arabes et musulmans, au milieu desquels les juifs avaient mené une vie quasi normale, faite de cordialité, voire de riche collaboration?


Si mes interrogations vous paraissent exagérées ou outrancières, permettez-moi de vous prier de lire ce qu'ont écrit sur l'emprise du Sionisme aux États-Unis, des hommes comme John Kennedy et Jimmy Carter, et des chercheurs courageux et connus, comme Paul Findley, Robert Dole, David Duke, Edward Tivnan, John Meirsheimer, Stephen Walt, Franklin Lamb, et surtout Noam Chomsky.

Pour ce qui concerne l'emprise du Sionisme en Europe, je m'en tiens aujourd'hui à la France seule. Vu la responsabilité qui est la vôtre, vous est-il permis d'oublier ou d'ignorer ce qu'ont, si courageusement, écrit: Roger Garaudy, Emile Vlajki, Pierre Leconte, Régis Debray, et surtout les juifs Michel Warshawsky, Stéphane Hessel, Serge Grossvak et le Professeur André Noushi?


Si par impossible, tous ces noms ne vous disaient rien, laissez-moi vous rappeler quelques noms si connus en Israël même, qu'il serait malhonnête de les ignorer et d'ignorer ce qu'ils ont osé dire depuis quarante, voire cinquante ans, et certains bien avant la "création" d'Israël: Martin Buber, Albert Einstein, Yshayahou Leibowitz, Israël Shahak, Susan Nathan, Tanya Rheinhart.


Pour finir, laissez-moi vous rappeler un texte trop connu pour passer inaperçu. Il date du mois de février 1982. À lui seul, il constitue et condense l'implacable dictat sioniste, imposé depuis des dizaines d'années, à toute la politique occidentale. Il a paru dans la revue sioniste "KIVOUNIM", publiée à Jérusalem. Il s'agit d'un article intitulé "Stratégie d'Israël dans les années 1980", et il porte la signature de Mr Oded Yinon. Je me contente d'en citer un seul paragraphe, reproduit (p.62) dans un livre récent, intitulé "Quand la Syrie s'éveillera…", paru à Paris, chez Perrin, en 2011. Ses auteurs sont Richard Labévière et Talal El-Atrache. On y lit textuellement :


« La décomposition du Liban en cinq provinces, préfigure le sort qui attend le monde arabe tout entier, y compris l'Égypte, la Syrie, l'Irak et toute la péninsule Arabe. Au Liban, c'est un fait accompli. La désintégration de la Syrie et de l'Irak en provinces ethniquement ou religieusement homogènes, comme au Liban, est l'objectif prioritaire d'Israël, à long terme, sur son front est; à court terme, l'objectif est la dissolution militaire de ces États. La Syrie va se diviser en plusieurs États, suivant les communautés ethniques, de telle sorte que la côte deviendra un État alaouite chi'ite; la région d'Alep un État sunnite; à Damas, un autre État sunnite hostile à son voisin du nord; les druzes constitueront leur propre État, qui s'étendra sur notre Golan peut-être, et en tout cas dans le Hourân et en Jordanie du Nord. Cet État garantira la paix et la sécurité dans la région, à long terme: c'est un objectif qui est maintenant à notre portée.»

[...]

Mr le Président, Pour finir, laissez-moi vous prier vivement de chercher à vous rendre personnellement compte, de tout ce dossier, et à mesurer la responsabilité que vous y assumez, avant qu'il ne soit trop tard.

Un ami, prêtre français, fin connaisseur de la Syrie, le Père Jean-Paul Devedeux, vient de vous écrire en ce jour même. Sa lettre est une invitation pressante qu'il vous adresse, pour une meilleure connaissance des arabes en général, et de la Syrie en particulier. L'enjeu est de taille.


Veuillez donc vous libérer du "rôle" que vous êtes en droit de rechercher, et surtout de celui que l'on cherche immanquablement à vous imposer.


La Syrie, "seconde patrie de tout homme civilisé" comme l'a si bien dit votre grand savant "André Parot", et terreau de toutes les civilisations, mérite une visite. Elle ne manquera pas de vous étonner, et même de vous captiver. Ayez le courage de la connaître de près. Vous en reviendrez porteur d'un projet de politique nouvelle, clairvoyante et juste, faite d'équilibre humain, qui repose sur les droits et devoirs de TOUS à l'égard de TOUS! La vie, la liberté et la dignité sont pour TOUS !


Nouveau Président de la France, Je vous souhaite d'en prendre l'initiative. Vous n'y serez pas perdant autant que vous l'êtes en ce moment, et moins que vous le serez demain, si vous vous défilez !


Mr le Président, En vous confiant cet espoir, je vous dis mon respect.

 

Pr. Elias ZAHLAOUI Église Notre-Dame de Damas Koussour – Damas

 

- Source : Site  http://pressenza.com

Lettre publiée  sur : 

            http://pressenza.com/npermalink/lettre-ouverte-dxun-pretre-arabe-de-syrie-a-mr-francois-hollande

 

 

 

 

Signet Fleurettes rouges 0uug52bf

 

 

 

 SMILEY Ambigu 3012970853 1 19 Fjx2AnbmNotes sur les lettres du Père Élias Zahlaoui adressées, en 2011, à  Alain Juppé en charge du Ministère français des Affaires étrangères

 

etoile 035Le 9 juin 2011, le père Elias Zahlaoui réagit aux déclarations, faites en mai par Alain Juppé depuis le sol US : elles mettaient en cause la légitimité du Président syrien.

 Il écrit une  première lettre dénonçant l’ingérence de la France dans les affaires intérieures de son pays et l’alignement aveugle de Paris sur la politique de Washington…

 

etoile 035Trois mois passent, rien n’a changé ; la politique française au Proche-Orient et  l’acharnement occidental contre la Syrie ne fait que croître, le Père Zahlaoui écrit une  seconde lettre ouverte au chef du Quai d’Orsay le 8 septembre 2011…

 

etoile 035Enfin, le 29 novembre 2011, une troisième lettre ouverte à Alain Juppé est publiée par le Père Zahlaoui : c’est un véritable et juste réquisitoire des « exploits » meurtriers de l’OTAN (bras armé des USA), d’Israël et de l’Occident…

 

 

Rose de Damas-crbst ROSEWEB0

 

 

 

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9 juillet 2012 1 09 /07 /juillet /2012 18:17

 

 Israël : encore en 2012, c'est toujours le traitement des prisonniers palestiniens (dont un enfant) - Photo A. COHEN / REUTERS publiée sur le site ISM-France : http://www.ism-france.org/photos/enfants-prisonniers-010712.jpg

"Dans une base militaire israélienne proche de Gaza.

Des prisonniers palestiniens, les yeux bandés et les mains liées. Et un enfant au milieu..."

 

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gif anime puces 589En ce début d’Eté 2012, l’attention des Français est tournée vers les vacances prochaines pour les plus chanceux, et pour des milliers d’autres vers leurs emplois menacés ou supprimés à brève échéance… Tous s’inquiètent, moins ou plus, de ce qui se passe dans le monde  suivant  l’éclairage superficiel, et le plus souvent fallacieux, que leur donnent  Presse et Médias  « hexagonaux » sur la Crise, la Syrie, l’Egypte ou encore quelque autre pays du Sud bien loin de leurs préoccupations immédiates, de « l’étrange » attitude des Chinois et des Russes… D’Israël et de Palestine, on parle peu… Et, pourtant !

 

 

gif anime puces 589 Depuis plus d’un an, les Etats-Unis et Israël, quelques Pays occidentaux (dont la France  et la Grande-Bretagne) prétendant représenter  « la Communauté Internationale », à eux seuls avec la Turquie, le Qatar et l’Arabie Saoudite [1], se sont unis pour détruire la Syrie et lui faire subir le sort de la Libye...

... Sanctions accrues, guerre médiatique, guerre diplomatique ; subventions, armements  et assistance militaire de leurs services spéciaux aux groupes séditieux de mercenaires et de terroristes pour la plupart non syriens ; ingérences inadmissibles, au regard du Droit International dans les affaires intérieures d’un pays souverain, membre de l’ONU au même titre que les pays agresseurs…  Bref, ces pays du BAO et leurs "clients et/ou bailleurs de fonds"  font "feu de tous bois" et harcèlent  sans répit le gouvernement syrien légitime et le peuple syrien.

 

gif anime puces 589Pendant ce temps sous prétexte d'assurer sa sécurité, Israël continue ses exactions en Cisjordanie occupée, à Jérusalem Est et à Gaza dans la quasi indifférence générale des dirigeants de l’Europe, dont on pourrait attendre plus  de discernement et de justice puisque les valeurs qui fondent l’UE prennent leur source dans la tradition chrétienne, n’en déplaise à certains beaux esprits.

    Inutile de faire l’inventaire des violences, pillages, violations des droits de l’homme à l’actif  des gouvernements successifs et de l’armée d’Israël depuis la création de cet état à l’encontre des autochtones palestiniens : tout le monde les connaît, même s’il est de bon ton de feindre les ignorer.

 Les Israéliens ne s’en cachent même pas[2], comptant sur une lâcheté occidentale  qui ne s’est  démentie que trop rarement (De Gaulle).


 gif anime puces 589Certains faits ignobles, soigneusement occultés par les médias "alignés" commencent à être révélés. Ils sont pourtant connus depuis longtemps et dénoncés par certains sites.

«Le Comité pour l’exercice des droits inaliénables  du peuple palestinien» a saisi,  en octobre 2011, l’Assemblée générale de l’ONU au sujet des mauvais traitements et tortures subis par les détenus palestiniens en Israël : informations dont ces médias se font rarement l’écho, préférant les dédaigner[3].


gif anime puces 589Voici l’un de ces scandales, dénoncé dans l'article ci-dessous, que toute personne informée devrait condamner haut et fort, car il touche les plus faibles d'entre nous, parmi les Palestiniens : des enfants sans défense, ceux de ce peuple opprimé.

 

 Free Palestine, Info Palestine, parmi d’autres, relayent également cet article.




[1] Qatar et Arabie Saoudite sont  de notoriété internationale des  parangons de démocratie !


[2]  Il suffit de consulter la presse online et les sites israéliens  en français sur Internet (par exemple Guysen News) pour  être au courant de tous les « hauts faits » de Tsahal ou de leurs colons.


 

 

 

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 Cet article est dédié * :

 

"A tous ceux qui partagent les mêmes valeurs

d'humanité et de justice..."

 

 

 

Le terrifiant scandale des enfants prisonniers

en Israël et Cisjordanie


30 Juin 2012 Par Stéphanie Marthely-Allard [1]


 

Le ministère des Affaires étrangères britannique vient de publier un rapport explosif de 46 pages intitulé "Enfants en détention militaire" [2] sur la manière dont Israël maltraite les  enfants palestiniens. Ce rapport fait suite à une enquête menée par une délégation de 9 avocats britanniques mandatés par le très sérieux "Foreign & Commonwealth Office" [3], le bureau des Affaires Etrangères et du Commonwealth britanique. En réponse aux accusations portées par ce terrible  document, le porte-parole de l’ambassade d’lsrael à Londres, Amir Ofek, a déclaré que "C’est la faute de l’Autorité palestinienne qui n’est pas capable d’empêcher ces enfants de commettre des délits, ce qui nous oblige à agir de la sorte"... 

    La délégation dirigée par Sir Stephen Sedley, ancien juge à la Cour d’Appel s'est rendue en Israël et en Cisjordanie du 10 au 17 septembre 2011. L'ancien juge rapporte que "tous les enfants palestiniens sont traités comme des terroristes potentiels" et qu’lsraël viole sans cesse la Convention des Nations Unies sur les Droits de l’Enfant" [4] qui interdit les traitement cruels, inhumains et dégradants. 


    Durant 42 ans, les enfants palestiniens ont été emprisonnés avec les adultes [5]

  et ce n'est qu'en 2009 qu'apparait la  "Military Juvenile Court". Quant aux améliorations prétendument apportées par lsraël "elles sont plus rhétoriques que réelles", ont estimé les rapporteurs. 

 

 

 En effet, dès 12 ans, on trouve des enfants avec chaînes en fer aux pieds, yeux bandés, mains ligotés dans le dos ... Ils sont tirés de leurs lits en pleine nuit et jetés dans des véhicules  militaires où ils ont maintenus à plat ventre. Le rapport parle de véritables "tortures" et raconte comment ces enfants subissent également l’isolement dans des cellules de prison, sans presque pouvoir voir leurs parents. "En détention, ils sont privés de sommeil, et maltraités verbalement et physiquement, contraints de signer des aveux qu’ils ne peuvent même pas lire", rapportent les 9 avocats britanniques.

Et de rajouter: "Quelle ne fut pas notre choc d’assister à une audition préliminaire dans un tribunal militaire israélien, où un très jeune enfant fut amené revêtu d’un uniforme marron et enchaîné aux pieds", raconte Me Greg Davies. 


    Le gouvernement britannique a souligné qu’Israël va devoir changer ces méthodes. "Nous sommes préoccupés depuis un moment par ce problème et c’est pourquoi nous avons commandé et financé un rapport indépendant", a fait savoir le porte-parole du gouvernement. La société civile britannique est depuis longtemps mobilisée sur le sujet, le gouvernement ne pouvant faire  autrement que reconnaître cet état de fait par ce rapport. Mais, il est plus que probable que ce document ne soit suivi qu'aucune avancée significative, comme cela a été le cas pour l'ensemble  des autres rapports de part le monde traitant de ce terrible sujet.    

 

 Le rapport pointe entre autre, la différence de traitement et de règles concernant les enfants selon qu’ils soient israéliens ou palestiniens

 

- Les enfants israéliens doivent avoir accès à un avocat dans les 48 H et ne peuvent pas être emprisonnés avant l’âge de 14 ans. Les parents peuvent les accompagner durant l'audition par les    forces de l'ordre et la justice, il est possible de partiellement enregistrer les auditions et les enfants doivent être présenté à un juge dans un délai de 12 à 24h.  Ils peuvent être  incarcérés sans inculpation pendant 40 jours. La période maximale entre l'arrestation et le jugement final est de 6 mois. Les faits reprochés à ces enfants sont très graves.  

 

- Pour les enfants palestiniens, ils peuvent être incarcérés dès l’âge de 12 ans et détenus 90 jours sans avocat. Durant leurs auditions par la police ou l'armée, aucun  enregistrement audi-vidéo n'est possible, ni accompagnement des parents,  ils ont jusqu'à 8 jours pour être présenté à un juge. Ils peuvent être incarcérés sans inculpation pendant 188 jours. La période maximale entre l'arrestation et le jugement final est de 24 mois. Les faits reprochés sont très arbitraires. [6]   

 

       Il est estimé qu'entre 500 et 700 enfants palestiniens sont emprisonnés chaque année en Cisjordanie.  Rien qu'en mai 2012, il était recensé pas moins de 234 enfants prisonniers en  Israël (Sources Israeli Prison Service (IPS) et Israeli Army Temporary Detention Facilities).  Ils ont droit à 45 mn de visite de leurs proches parents tous les 15 jours. Un permis de visite  peut être obtenu dans un délai allant de 2 semaines à 2 mois. Les juges militaires israéliens estiment que le risque de récidive est peu important et qu'au contraire, ce traitement leur donne "Une bonne chance de mettre le mineur en dehors de toute mauvaise influence." ... 

 

    Cette information doit être relayée un maximum afin que le monde entier sache quels traitements inhumains les enfants palestiniens subissent de la part de l'état israélien. 

 

    Quand aux adultes, c'est aussi barbare, un rapport [7] vient de sortir sur le sujet et estime que 100% des prisonniers israéliens * incarcérés dans les prisons israéliennes subissent des maltraitances psychologiques, physiques et des tortures  entre les mains des soldats israéliens. Amnesty International vient    d'appeler Israël [8] à libérer ou à juger de manière impartiale tous les Palestiniens emprisonnés sans qu'aucune charge ne soit retenue contre eux dans le cadre de la procédure dite de "détention administrative" qui permet de maintenir derrière les barreaux des suspects sans jugement pendant des périodes de six mois renouvelables.  

 

 

    Que fait la communauté internationale ? Rien de rien, si ce n'est de la poudre aux yeux merdiatiques, laissant Israël organiser un véritable apartheid. 

 

    Amis israéliens avez-vous oublié ce que vous avez subit durant la seconde guerre mondiale pour être aussi cruels aujourd'hui avec le peuple palestinien? Malgré la toute  nouvelle "Miss survivante de l'Holocauste" [9]

que vous venez d'élire, il semblerait que vous ayez oublié cela pour ne garder que des images d'horribles cartes postales que vous brandissez à chaque fois que l'on vous met face à vos responsabilités ...   Débarrassez-vous des fascistes qui vous gouvernent depuis trop longtemps, libérez vous de ce fanatisme religieux qui risque de mener le monde entier à sa perte. 

 

 Stéphanie Marthely - Plume Citoyenne

 



 

 

* Cette dédicace est de la plume de l'amie qui m'a transmis lundi l'article publié ci-dessus. Je l'en remercie de tout coeur ainsi que Stéphanie Marthély.  


>>> Les phrases en rouge et/ou soulignées dans le texte de l'article,

       le sont par L17.

 

> prisonniers israéliens * : petite précision ? "prisonniers incarcérés dans les geôles  d'Israël, qu'ils soient Israéliens (juifs ou musulmans)  ou immigrés africains..."


Signet hr2-copie-1

 

gif anime puces 589Comment rester insensible devant la détresse et le malheur infligés à des enfants par la police et l'armée d'un pays qui se pose en modèle de démocratie et stigmatise le plus petit acte  d'antisémitisme ?


 Comment ne pas dénoncer tant de cynisme et d'injustice lorsqu'on en a connaissance ?

 

 C'est la seule chose que puisse faire  L17, une citoyenne lambda  parmi d'autres :


        Alerter...

    ....Faire réfléchir, si possible, celles et ceux qui passeront sur Salam-Akwaba et voudront bien transmettre à leur tour et alentour.

 

 

 

The Light BIS 3826240034 cf982ed649

 

 

 

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   Pétition France Palestine AFPS

 

* Non à la criminalisation du boycott d'Israël !

 

    Pour la défense des Palestiniens,

l'AFPS Association

France Palestine Solidarité

a mis en ligne

mardi 18 septembre 2012


Une pétition réclamant l’abrogation

de la circulaire de février 2010

(signée Mme Alliot-Marie)

qui assimile les actions de boycott

des produits israéliens


 « à de la provocation,

 

à la discrimination

 

ou à la haine raciale. »


En application de cette circulaire,

les contrevenants encourent.

  des poursuites judiciaires.

 

 

 

  Pour plus d’informations et pour Signer :

Un Clic sur la vignette AFPS

 

  Logo-France-Palestine Solidarité Capture

 

 

Barre vert mordoré

 

 

 

MERCI nadn6mnq

A l'attention des visiteurs

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        Les internautes désirant publier sur leurs blogs, TOUT ou PARTIE  des photos ou articles parus sous ma plume sur Salam-Akwaba auront la gentillesse et la courtoisie de :

  -   m’en informer auparavant

   -   citer CLAIREMENT leur source au début de leur propre article : Lien vers Salam-Akwaba, Titre de l’article source, auteur : L17

        Pour plus de précisions voir  ICI

 


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